Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Envie d'Asie...
  • Envie d'Asie...
  • : Puisqu'on ne peut pas toujours voyager comme on le voudrait... Envie d'Asie vous emmènera à l'autre bout du monde à la découverte de cultures étonnantes grâce au cinéma, les drama, les journaux, la littérature, la musique et le web.
  • Contact

6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 20:46

J'ai craqué... malgré mes déconvenues habituelles avec les films de ce réalisateur, je suis allé voir son dernier sorti en France. Il faut dire que le sujet m'intéressait et que l'acteur principal Ryo Kaze est assez talentueux pour donner envie de se déplacer.

Le pitch : Mori (Ryo Kaze) , un japonais professeur de langue étrangère, arrive à Séoul à la recherche de Kwon, une coréenne qu’il a aimé quelques années plus tôt et qu'il aime toujours.

Espérant la rencontrer à nouveau, il s’installe dans une modeste chambre d’hôtes du paisible quartier de Bukchon où elle habite et se lie d’amitié avec la propriétaire, Gu-ok, et le neveu de celle-ci, Sangwon, qui deviendra son compagnon de fiesta. Mori fréquente aussi un café dont la patronne, Young-sun n'est pas insensible à son charme.

Mori, lui, écrit des lettres à son aimée dont l'appartement reste désespérement vide...

Mori au café

Mori au café

Ce film est très court (à peine plus d'une heure) mais cela suffit tant l'histoire tient à un fil.

L'originalité du long métrage tient dans un procédé souvent utilisé par le réalisateur : un montage décousu, en flashbacks et flashforward. Le fil conducteur est une voix off, celle de Mori et de ses lettres que lit Kwon à son retour chez elle.

De lecture décousue en montage décousu, le spectateur remet toutefois facilement le tout dans l'ordre tant le nombre de personnages est faible et les caractères secondaires sans peu d'épaisseur. Je m'étonne même que des acteurs pourtant reconnus en Corée et même à l'international, aient accepté de jouer de si petits rôles sans profondeur... Quand aux décors dans lesquels Mori évolue, ils sont eux aussi ridiculement peu nombreux à tel point qu'on prendrait la tentaculaire Seoul pour un village de campagne.

 

Sorti du montage, rien de très original à part le personnage de Mori qui se désespère de revoir une femme avec qui il a perdu contact depuis longtemps mais qu'il aime encore. Ne le prenez pas pour autant pour un grand romantique ! Comme de nombreux héros des films d'Hong Sang Soo, Mori s'avèrera bien faible devant la gent féminine et fera preuve d'une grande lacheté et d'égoïsme envers une autre femme qu'à laquelle il pense être étroitement liée.

 

Je ne dévoile pas la fin, cela gacherait le seul suspense du film mais à mon avis elle est bien trop belle pour être vraie. Je vois ce film d'ailleurs comme une rêverie amoureuse du réalisateur, lui qui a d'ordinaire une vue plus désabusée de l'amour. 

Mori et Kwon

Mori et Kwon

Bref, malgré les critiques quasi unanimes et dithyrambiques, je dois dire que ce film m'a certes plu mais n'est pas le chef d'oeuvre tant attendu et annonçé.

Son bon côté, il est court mais comme, souvent l'écriture et la psychologie des personnages ne me conviennent pas. Encore une déception donc...

Note : 2,5 / 5

 

Et vous qu'avez vous pensé du film ? Etes-vous fan du réalisateur ? Découvrez un article intéressant sur lui ici !

Partager cet article

Repost 0
Published by enviedasie - dans Cinéma Corée
commenter cet article

commentaires