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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 11:12

Hier, j'ai regardé le DVD de Sakuran, un film de Mika Ninagawa datant de 2007 avec Anna Tsuchiya en actrice principale.

 

Ninagawa est une photographe japonaise, célèbre pour son utilisation particulière des couleurs - que ce soit dans ses portraits ou des natures mortes. Vous pourrez le constater en allant visiter son site officiel ou en allant sur cette gallerie. Sakuran est son premier film et son métier d'origine a fortement influencé son travail.

 

 

 

 

sakuran-manga.jpgL'histoire est l'adaptation d'un manga de Moyoco Anno et raconte l'histoire d'une enfant puis d'une jeune fille qui deviendra Oiran (c'est à dire le plus haut rang des prostituées sous l'Ere d'Edo). Rebelle, elle essaye de s'enfuir mais est rattrapée par Seiji (Masanobu Ando) qui lui explique qu'elle n'aura pas plus d'avenir en dehors du bordel. Il lui fait aussi une promesse :  le jour où le cerisier du quartier des plaisirs fera des fleurs, il la sortira de cet enfer. Problème : le cerisier n'a encore jamais fleuri...

 

Le film se focalise ensuite sur l'apprentissage et la vie dans la maison de plaisirs, qui est en réalité une sorte de prison où les filles sont en rivalité. Kihoya (elle change de nom plusieurs fois au cours de sa vie) a du caractère, ce qui ne rend pas sa vie plus facile. Sa virginité est achetée par un habitué et elle devient ensuite une des prostituées les plus demandées. Elle vit un premier amour avec un homme Sojiro (Hiroki Narimiya) qui la déçoit et perd peu à peu l'espoir de sortir dans le vrai monde.

 

Il ne reste pas grand chose à dire, si l'on ne veut pas dévoiler la fin et gâcher le peu de suspense du film. A mon avis, c'est justement le scénario qui pêche un peu. Le film est assez long et aurait pu durer au moins 20 minutes de moins si la réalisatrice ne s'était pas attachée à la réalisation de plans très esthétiques mais sans grande utilité.

 

sakuran2.jpg

 

Comme vous pouvez le constater avec la photographie ci-dessus, les plans sont beaux, léchés, travaillés. On retrouve bien l'univers de la photographe. Les couleurs franches et vives explosent (costumes, décors) mettent de la gaieté et aussi rajoutent de la vulgarité dans la maison-close de par leur saturation.

 

Il n'y a rien à redire sur la forme mais le film manque un peu de contenu : personnages secondaires peu exploités, histoire d'amour principale à peine évoquée sauf à la fin... bref, on étouffe un peu dans cet univers clos et on attend impatiemment une fin bien prévisible. La musique de Shiina Ringo, rock et jazzy, est appropriée mais malheureusement un peu trop utilisée à mon goût.

En conclusion, vous l'aurez compris, ce film est une petite déception même si Anna Tsuchiya fait du bon travail et campe avec conviction son personnage.

 

Un extrait de la musique qu'on peut entendre, ce n'est pas le thème principal, que je ne supporte plus à force de l'avoir écouté !

 

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Published by enviedasie - dans Cinéma Japon
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