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  • : Puisqu'on ne peut pas toujours voyager comme on le voudrait... Envie d'Asie vous emmènera à l'autre bout du monde à la découverte de cultures étonnantes grâce au cinéma, les drama, les journaux, la littérature, la musique et le web.
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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 21:41

Wild-Romance-10.jpgJ'ai terminé la semaine dernière le drama Wild romance dont les stars principales sont Lee Dong-Wook et Lee Si-Yeong. Diffusée cette année en 16 épisodes, sur la chaîne KBS, c'est un des meilleurs dramas que j'ai pu voir.

En effet, il mêle habilement histoires d'amour et d'amitié, humour, sport, famille, le tout relevé d'une intrigue policière ! Ecrit comme ça, cela paraît fourre-tout mais je vous assure que le scénario est très bien écrit. C'est d'ailleurs la grande force du drama : il prend des situations courantes (dans le monde des drama s'entend !) et arrive à les réinventer, les réinterpréter sans tomber dans la facilité d'écriture (comme cela arrive souvent parfois).

 

Bref, on rit (beaucoup, surtout au début), on est ému (quand l'amour arrive) et il y a du suspense (encore plus vers la fin) ! Que demander de plus ? Une fin non baclée ? Vous l'aurez aussi ! Comme quoi c'est possible... je ne sais pas qui est le scénariste mais je lui tire mon chapeau bien bas. Wild romance est définitivement dans mon top 10 des dramas. Si Jessica ne ressemblait pas à une poupée (siliconée ?) et jouait un peu mieux (elle est vraiment mauvaise dans les scènes tristes ou dramatiques), il n'y aurait rien eu à redire !

 

Il est assez difficile de résumer l'histoire mais je vais essayer...

 

Wild-Romance-Poster-2.jpgPark Mu-Yeol (Lee Dong-Wook) est un célèbre joueur de baseball. Embauché chez les Dreamers, il est connu pour son mauvais caractère et a une mauvaise image auprès du public. Il est proche de Jin Dong-Soo (Oh Man-Seok) son ainé dans l'équipe et son meilleur ami, ainsi que de la femme de celui-ci Oh Soo-Young (Hwang Seon-Hee). Mu-Yeol est passionné par le baseball et n'a plus de liens avec sa famille.

 

Yoo Eun-Jae (Lee Si-Yeong) vit avec son père (Lee Won-Jong) et son frère, ainsi que sa meilleure amie (Lim Joo-Eun) qui les loge depuis qu'ils on emmenagé à Seoul. Depuis que sa mère est partie avec un autre homme, le reste de la famille est devenu fan de l'équipe des Seagulls (aussi une équipe de baseball). Eun-Jae est une ancienne judoka et travaille maintenant comme garde du corps. Elle est peu féminine et pratique aussi la boxe.

 

L'histoire commence dans un karaoké. Eun-Jae qui déteste Mu-Yeol en raison d'un match Seagulls / Dreamers qui a mal tourné, le met à terre par une prise de judo. Une vidéo de cet évênement humiliant pour Mu-Yeol est mise en ligne. Pour éviter que leurs carrières ne tombent à l'eau, le directeur des relations publiques des Dreamers et le patron de Eun-Jae font croire que Eun-Jae donnait un cours de self-défense à Mu-Yeol. Elle est donc embauchée comme garde du corps, pour "de faux", jusqu'au moment où Mu-Yeol devient la cible réelle d'un déséquilibré. Les deux héros qui se détestent vont vite se rapprocher... C'est alors que l'ex de Mu-Yeol (Jessica) refait surface !

 

 

 

 

Il y a beaucoup de personnages secondaires importants : Jin Dong-Soo et sa femme, la meilleure et seule amie d'Eun-Jae, le directeur Kim, le journaliste Go, l'étudiant Seo Yoon-Yi... Une autre histoire d'amour va naître en plus de celle des deux héros.

Quant au stalker de Mu-Yeol les spectateurs suivent au début l'enquête avec les personnages ; puis, quand ils sont dans la confidence, tremblent devant la détermination de celui-ci. D'ailleurs, mon second et dernier bémol est sur un êvenement qui intervient au final du drama où Mu-Yeol se voit obligé de faire un choix. Je n'ai pas trouvé cela cohérent avec la psychologie du stalker.

 

Sinon, je n'ai jamais trouvé Si-Yeong aussi jolie et pétillante qu'avec ses cheveux courts (elle était plutôt irritante dans Playful kiss, de plus je l'avais trouvé ordinaire). Quant à Dong-Wook, ce rôle prouve qu'il est vraiment à l'aise dans la comédie ; ça fait plaisir de le revoir en forme après sa très moyenne prestation dans Scent of a woman. Les deux acteurs s'en donnent à coeur joie au début du drama, les situations comiques se suivant rapidement. Même s'ils enchainent dialogues acerbes et mimiques, ils n'en font jamais trop, pour notre plus grand plaisir ! Quant aux acteurs secondaires, ils sont tous très  bien castés (hormis Jessica); beaucoup des personnages frisant la caricature, ils réussissent tous avec talent à  rester crédibles.

 

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Published by enviedasie - dans Drama Corée
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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 19:04

Ah... ils sont veinard nos amis bretons ! Pendant toute l'année leur région va accueillir des expositions et des conférences sur le Japon. Dommage que ce soit si loin (T-T)mais on pourra se consoler avec le livre !

 

Cliquez pour voir le programme :

 

bretagne-japon.gif

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Published by enviedasie - dans Japon
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 22:33

Après les meubles en carton, allons-nous bientôt avoir dans nos maisons des meubles en papier ?

 

Regardez ce que le designer Miyamoto Atsuki est capable de faire avec de simples feuilles... Non l'origami n'est pas qu'un hobby (ici, nous avons un bel exemple d'origami modulaire) !

 

 

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Published by enviedasie - dans Art et artisanat Japon
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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 21:08

Aujourd'hui, musique douce et sucrée avec le jeune groupe coréen Ukulele picnic.

 

 

 

 

 

 

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Published by enviedasie - dans Musique Corée
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 22:56

Après vous avoir bien baratiné sur la période Khmers rouges, voici deux podcasts traitant de la "réconciliation". C'est en son nom que peu de KR ont été traduits en justice, la question ayant été évoquée d'ailleurs pendant les procès. Mais dans les faits est-ce aussi simple ? Peut-on vivre dans le même village qu'une personne qui est responsable de la mort de membres de sa famille ?

 

(19:02)

 

Certains trouvent la force de pardonner...

 

(02:30)

 

 

 

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Published by enviedasie - dans Cambodge Société Histoire
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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 15:44

Quarante-neuf ans, rien que le rêve d'une nuit.

Toute une glorieuse existence, à peine une gorgée de saké.

De la vie et de la mort, qu'ai-je vraiment compris ?

Au-delà du Ciel et de l'Enfer,

Je me tiens dans la lumière naissante de la lune

Libre des nuages de l'attachement.

 

 

Uesugi Kenshin

 

Extrait de Contes des sages samouraïs, de Pascal Fauliot (éd Seuil).

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Published by enviedasie - dans Poésie Japon
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 19:28

Une petite soif ? Czecho no republic vous offre une pinte de bière...

 

 

 

Ils ont sorti leur premier album Maminka fin 2011 et même s'il est impossible d'y mettre la main dessus, je suis déjà fan de ce que j'ai pu écouter sur leur chaîne Youtube.

Une petite interview est disponible sur Ongaku Dojo, qui a toujours du nez... sinon rendez-vous sur leur site officiel.

 

 

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Published by enviedasie - dans Musique Japon
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:47

 

      SL371677.JPGSL371673.JPG   Camp S-21 ©enviedasie

 

"Pendant quatre années, j'ai vécu dans un camp de travail à la campagne. Nous dormions sur des lits en bandes, à 60 cm du sol, dans un batiment non fermé. Comme il n'y avait pas de murs, nous étions à la merci des insectes et autres animaux. Il y a notamment une sorte de fourmi dont les mandibules et la tête reste accrochée à vous si vous la tuez. Nous avions aussi peur des serpents.

 

Nous avions deux repas par jour seulement et c'était essentiellement de la bouillie de riz. Nous avions faim car nous travaillions près de 15 heures par jour et même la nuit quand la lune brillait assez pour nous éclairer. A la saison des pluies, nous faisions pousser le riz. A la saison sèche, nous nous occupions des canaux et des digues pour les rizières.

 

Beaucoup de gens mourraient de maladie, de malnutrition ou d'éxécution. Au début, nous étions une centaine dans notre camp, à la fin une dizaine... on regroupait ceux qui restaient pour continuer le travail.

Il n'y avait pas de vrai médecin. Quand nous étions trop malades, on nous emmenait voir le "docteur" qui était une adolescente. Elle avait une seringue et trois fioles de couleurs différentes. Nous étions en rang, sans ordre précis, et elle commencait par faire des piqures avec le liquide de la première fiole, puis la seconde, et la dernière. Parfois, quand il n'y avait plus de liquide dans les fioles, on ordonnait au moins faible d'aller cueillir une noix de coco et on nous faisait une piqûre avec le lait de coco. Il n'y avait pas de désinfectant et la seringue servait à tous, alors certains faisaient des abcès.

 

Je n'aurais jamais pensé m'en sortir vivant, c'est un miracle car j'ai été malade... Mon dos a été brulé deux fois par le soleil, j'ai encore des cicatrices aujourd'hui. Ma mère et mes deux jeunes frères sont morts pendant cette période. Il est resté mon père, ma soeur et moi. Après la période Khmer rouge, j'ai pu reprendre mes études mais je n'ai pas pu suivre l'enseignement que je souhaitais. Je voulais faire médecine mais j'ai du faire des maths et entrer dans un institut de technologie où l'enseignement se faisait en russe.

 

Les khmers rouges ont volé ma jeunesse et ma vie."

 

Voilà, j'ai mis longtemps à écrire cette deuxième partie car c'était difficile de retranscrire le plus fidèlement ce témoignage. Je n'ai rien enlevé ni rajouté.

C'est mon guide à Phnom Penh qui a tenu à nous raconter sa vie quand nous nous sommes rendu au camp S-21 (photos ci-dessus et ) où des milliers de cambodgiens ont été torturés et tués (hommes, femmes et enfants !). Je ne vous dirai pas son nom, juste l'initiale de son prénom : S. Pourquoi ? Parce que de nombreux anciens KR sont au pouvoir aujourd'hui au Cambodge et que je voudrais pas qu'il "finisse aux crocodiles" comme d'autres. Surtout qu'il est marié et a une fille.

Libres à vous de le croire et me croire. Moi je le crois, car il nous a raconté cela avec une grande émotion, d'une traite, avec parfois les larmes aux yeux. De plus, son histoire ressemble à celle de beaucoup d'autres (Hour Chea, Navy Soth, Ong Thong Hoeung...) .

 

Si vous vous intéressez au sujet, lisez la page wikipédia très bien faite. Plusieurs livres ont été publiés et sont disponibles dont La machine khmère rouge par Rithy Panh et Christine Chaumeau aux éditions Flammarion.

A noter que peu de KR ont été traduits en procès malgré toutes le horreurs commises. On estime en effet qu'entre 1,5 et 3 millions de personnes sont mortes en 4 années (il y avait moins de 8 millions d'habitants en 1975). Seules 4 personnes sont en prison. Le plus célèbre d'entre eux Duch, qui dirigeait le camp S-21 a connu son deuxième procès qui s'est terminé en début d'année.

Toutes les infos en français sont regroupées sur le site Procès des khmers rouges et dans le livre de Francis Deron Le procès des Khmers rouges aux éditions Gallimard (il date de 2009 et n'évoque donc que les premiers procès).

 

Je signale la sortie récente du film de Rithy Panh qui s'est intéressé à Duch avec la même question qui revient toujours quand on s'adresse à des boureaux : "comment peut-on ordonner la mort de milliers de personnes ?"

 

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Published by enviedasie - dans Cambodge Histoire
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 22:01

longue journée
mes yeux sont fatigués
de regarder la mer

 

Taigi (1709-1771)

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Published by enviedasie - dans Poésie
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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 23:33

 

 

Je suis enfin allée voir le dernier film des studios Ghibli (le 18ème !), réalisé par Goro Miyazaki, le fils d'Hayao.

 

Côté image, on retrouve la "patte" du père : style du dessin, couleurs, graphisme des personnages. Le long-métrage ne renouvelle pas le genre ; le résultat restant plaisant et, à mon avis, adapté à l'histoire. En effet, celle-ci se déroule au début des années 60 ; le style un peu surrané des Miyazaki convient bien à l'évocation de ce passé et à l'histoire d'amour qui s'y déroule.

 

 

 

 

colline_coquelicots.jpgLe film est l'adaptation d'un manga de Tetsuro SAYAMA, illustré par Chizuru TAKAHASHI paru en 1980 en deux volumes (traduit chez Akata). Il semble que le film s'éloigne du livre puisque la période où se déroule l'action a été changée (des années 80 aux années 60). Cependant les héros restent les mêmes.

 

L'héroïne Umi (mot qui signifie aussi la mer, cela a son importance puisque son père était marin) vit avec sa famille dans une grande maison sur la colline. En l'absence de sa mère qui travaille dans une autre ville, elle s'occupe des tâches ménagères, des repas (pour sa grand-mère, son frère, sa soeur et les pensionnaires) et va au lyçée. C'est là qu'elle rencontre Shun, un garçon fougueux et engagé, avec qui elle devient amie. Rapidement leurs sentiments vont évoluer mais un obstacle va se dresser devant eux... Il s'avère en effet que Shun a été adopté et que son père naturel serait aussi celui d'Umi ! Cette révélation le pertube beaucoup d'autant plus que celui-ci est mort pendant la guerre et qu'Umi l'idolâtre... Bien sûr, je ne vous dirai pas la fin mais sachez que cela finira bien !

Parallèlement à l'histoire des deux personnages principaux, le film suit les lycéens dans leur combat pour sauver une maison décrépite mais pittoresque qui s'avère être le foyer des étudiants.

 

Côté rythme, c'est un peu lent, et on a l'impression que le film dure plus longtemps que 91 minutes. Pourtant je ne me suis pas ennuyée une seconde ! Le film a comblé mes attentes : un peu de nostalgie (j'adore ça) ; des sentiments et du suspense avec la possibilité d'un secret de famille ; du rire et de l'enthousiasme côté estudiantin. J'ajoute que le film bénéficie d'une très belle musique. Même si pour des français le contexte historique a peu d'importance, on peut prendre beaucoup de plaisir à visionner ce long-métrage des studio Ghibli.

Par son côté réaliste, le film de Goro ("le fils de") se rapproche plus de l'oeuvre d'Isao Takahata que de celle de son propre père... J'attends avec impatience sa troisième réalisation pour voir s'il pourra prendre ses marques (et ses distances avec son père dont la personnalité est parfois écrasante) et créer enfin son propre style...

 

Plus d'explications sur le film sur le site dédié aux studios Ghibli.

Et une interview du réalisateur :

 

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Published by enviedasie - dans Cinéma Japon
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