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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 20:23
Un témoignage en BD de la vie sous le régime des Khmers rouges avec L'année du lièvre de Tian
Un témoignage en BD de la vie sous le régime des Khmers rouges avec L'année du lièvre de Tian
Un témoignage en BD de la vie sous le régime des Khmers rouges avec L'année du lièvre de Tian

Je vous ai déjà sur ce blog retranscrit le témoignage d'un Khmer qui nous avait ému aux larmes en racontant sa vie pendant la période khmère rouge.

 

L'auteur-dessinateur Tian (alias Chan dans la BD) nous raconte en images l'histoire de sa famille pendant la même période et cela en 3 tomes dans L'année du lièvre, publiée chez Gallimard (collection Bayou). L'histoire commence à Phnom Penh aux débuts du règne des KR et se termine avec la fuite en Thaïlande de (ce qui reste de) la famille, suivi de quelques pages sur leur vie à l'étranger.

 

L'auteur a le temps de rentrer dans les détails puisque son récit s'étale sur 3 volumes et l'on peut donc suivre les multiples pérégrinations de la famille (au sens large) jusqu'à l'arrivée à leur village final où ils seront amenés à travailler la terre comme la plupart des khmers de la ville. Il y donc aussi beaucoup d'explications sur le "système" khmer, son organisation mais aussi sur toutes les atrocités commises (principalement les meurtres sur des personnes de tous âges, oui même les enfants car "les mauvaises herbes il faut les arracher jusqu'à la racine !").

 

Le parcours de la famille de Tian est semblable à bien d'autres mais pourtant unique : exil forcé à la campagne (ils veulent rejoindre Battambang mais ne le pourront pas), séparation des familles, travail forcé, suspicion envers les "espions", deuils, cache de son métier, faim et souffrance et surtout la peur vissée au corps.

 

Ses dessins aux traits fins mais parfois hachurés baignent dans des tonalités vertes et ocres. Les paysages fourmillent de détails mais les traits du visage sont peu marqués, c'est ce qui m'a un peu géné parfois pour reconnaître les multiples personnages qui se croisent dans la BD. C'est toutefois un problème mineur aux vues des qualités de celle-ci.

 

Tian ne nous cache rien et c'est donc avec une grande émotion qu'on referme cette trilogie qui se conclue sur les effets à long terme sur les membres de sa famille, qui pour certains ne sont jamais retournés dans leur pays d'origine ou veulent totalement l'oublier.

Tian, lui, est retourné au Cambodge et conclut avec ce qui m'avait aussi frappé lors de mon voyage : le sourire khmer.

 

Pour en voir plus : le blog de l'auteur

Bande annonce du tome 2

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:10
L'entrée (un peu inondée)
L'entrée (un peu inondée)

L'entrée (un peu inondée)

Photos du temple Banteay Srei au Cambodge

Situé dans la campagne khmere non loin de Siem Reap (20 km mais 1 heure de trajet vu l'état des routes !^^) et de la rivière aux mille linga Kbal Spean, ce temple a la particularité d'être construit dans une pierre rouge (du grès rose plus exactement), contrairement à ceux d'Angkor.

C'est un temple plat qui fut construit au Xe siècle et qui est encore en relatif bon état aujourd'hui.

Sa beauté est sans conteste car ses sculptures sont très fines, notamment les linteaux représentant les divinités hindouistes.

Photos du temple Banteay Srei au Cambodge
Photos du temple Banteay Srei au Cambodge
Sculptures fines
Sculptures fines
Sculptures fines

Sculptures fines

Photos du temple Banteay Srei au Cambodge
Photos du temple Banteay Srei au Cambodge
Photos du temple Banteay Srei au Cambodge
Photos du temple Banteay Srei au Cambodge
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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 20:54

SL370469.JPG

 

La célèbre émission s'est rendue en royaume khmer pour une rapide visite du pays.

Voici le détail des reportages (crédit : France télévision) :

 

Le festin des tarentules

À Phnom Pen, une spécialité culinaire très inhabituelle séduit de plus en plus de touristes : il s’agit des araignées. Pour les consommer, « il faut faire abstraction de l’image de l’animal », confie un touriste français attablé avec sa compagne devant ce curieux festin. Le succès de la tarentule conduit plusieurs marchands à braver tous les dangers pour capturer ces araignées, capables de dispenser de graves morsures.

Mon avis : un énième reportage sur cette spécialité pas si répandue. Dire que la cuisine khmère est si riche et qu'elle est réduite à cela... Néanmoins il était intéressant de voir comment on fait pour attraper ces bêtes velues.

 

La danse du tigre

En dépit de son appellation onirique, cette discipline correspond à un art martial particulièrement violent, proche du kick boxing. Également appelé « Kun Khmer », ce sport déchaîne les passions avec des retransmissions télévisées suivies par des millions de personnes et une multitude de parieurs. À l'aube d'un combat décisif, rencontre avec Chan Rotana, une étoile montante du Kun Khmer.

Un des reportages les plus intéressants. Néanmoins, j'aurais aimé connaître un peu plus la philosophie de l'art martial et les coups. 

 

L’empereur de la soie

Il est japonais et s’appelle M. Morimito. Arrivé dans le pays dans les années 1980, il a relevé un pari audacieux : relancer l’industrie de la soie réduit à néant par les Khmers rouges. Cette mission l'a amené à créer un village entier dans le nord du pays entièrement dédié au tissage de la soie.

Je connaissais déjà le personnage pour l'avoir vu dans un autre reportage. Dommage qu'on n'explique pas aussi les types de motifs.

 

La conquête de l’Est

Au nord-est du pays, la montagne des pierres précieuses attire des chercheurs qui n’hésitent pas à mettre leur vie en jeu pour extraire des diamants enfouis à des dizaines de mètres de profondeur. Muni d’une caméra, l’un de ces travailleurs de l’ombre filme son quotidien et celui de ses collègues à l'intérieur des tunnels souterrains. Ces accès dans lesquels de jeunes hommes, souvent mineurs, vivent dix heures par jour sont menacés à tout moment d'éboulements.

Très étonnant de voir qu'au Cambodge aussi, on creuse pour trouver des pierres, en courant de graves dangers. La vie des minorités ethniques est trop brèvement évoquée.

 

Les irréductibles du norry

Voilà vingt ans que ce petit train transporte chaque jour une dizaine de voyageurs. Mais, prochainement, ce modeste wagon décapotable qui achemine également le courrier et la nourriture sera remplacé par un train ordinaire. Les habitants s'apprêtent donc à voir disparaître le seul mode de transport adapté à leurs faibles revenus. Son conducteur, l'attachant M. Ma, se retrouvera pour sa part bientôt sans emploi…

Le meilleur reportage, plein d'humanité et de désespoir.

 

À l’ombre des temples

La centaine de temples sur les 400 km2 du site classé de Angkor constituent l’une des principales fierté des Cambodgiens. L’endroit attire des milliers de touristes, ainsi que des archéologues du monde entier venus percer les secrets de cette cité incroyable, considérée comme la huitième merveille du monde.

Pour une fois, on passe de l'autre côté du miroir (des temples) pour suivre les travailleurs d'Angkors et leurs croyances.

 

En plus des reportages, la présentatrice nous fait découvrir une ferme aux crocodiles, des jeux populaires, un village flottant, les traditions du nouvel an et le travail du photographe Kim Hak. Tout cela m'a rappelé de biens bons souvenirs !

A revoir pendant quelques jours sur pluzz.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 20:53

Beaucoup d'infos dernièrement...

 

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Norodom Sihanouk, ex-roi du Cambodge est décédé cette semaine. J'ai pu constater lors de mon voyage dans ce pays à quel point il était populaire (on fêtait son anniversaire en grandes pompes) malgré sa personnalité controversée (compléments sur agoravox). C'est son fils Sihamoni qui gouverne déjà depuis plusieurs années (il avait abdiqué en sa faveur en 2004) mais celui-ci n'ayant pas d'enfant, le pouvoir passera dans les mains d'une autre branche de sa famille à son décès.

 

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Au palmarès des villes les plus attractives au monde, Singapour, Hong Kong, Tokyo, Seoul (photo ©enviedasie), Beijing, Kuala Lumpur arrivent respectivement en 7e, 8e, 10e, 14e, 17e et 18e place. Plus de 6 villes d'Asie dans le top 20, c'est certainement la preuve que l'Asie fait toujours rêver...

 

Ce n'est d'ailleurs sans doute pas une mauvaise idée de partir en Asie  car c'est dans ce continent que les expatriés sont le mieux payés ! Singapour, Hong Kong, Chine, Thaïlande et Vietnam font partie du top 10 des pays où les expatriés gagnent le mieux leur vie.

 

Prix Nobel 2012 : deux asiatiques récompensés en médecine et littérature ! Article à venir...

 

Sport : l'équipe de France de football a été battue par celle du Japon (0-1) grâce à un but de Kagawa. Heureusement, ce n'était qu'un match amical.

 

Gastronomie :  la France compte désormais dans ses rangs un "sake samourai" en la personne de Sylvain Huet qui est le premier de nos compatriotes à obtenir ce rang. Ce titre est accordé aux experts en sake, qui est un alcool de riz très répandu dans l'achipel nippon. "C'est pour moi plus une reconnaissance qu'une récompense. Après tout, samuraï signifie serviteur" a-t-il déclaré à l'AFP. Félicitations !

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 23:00

Voilà bien longtemps que je n'ai pas chroniqué des manga sur ce blog ! Pourtant j'en lis régulièrement... Petite séance de rattrapage avec 4 critiques d'un coup !

 

 

tokyolandTokyoland : les aventures d'un français au Japon de Benjamin Reiss (12 bis)

Cette bande dessinée en noir, blanc et vert-gris (oui, il y a des couleurs comme ça) est racontée sous forme de flash-back. Le héros en 2046 se souvient de son séjour à Tokyo et nous narre ses "aventures". Je mets des guillemets car en guise d'aventure, ce sont plutôt ses recherches d'appartement et de travail qui sont rapportées. Le narrateur évolue dans le monde des expatriés français du Japon et il ne faut donc pas compter sur ce livre pour en apprendre beaucoup sur la vie du japonais moyen. Si on ajoute à cela un dessin classique avec des personnages aux traits caricaturaux, on ne trouve pas beaucoup de raisons d'ouvrir ce livre hormis quelques courtes pages évoquant le travail chez des mangaka.

 

 

 

chuc suc khoeChuc Suc Khoe : carnet d'Asie de Benoît Guillaume (Cambourakis)

Ce livre oscille entre BD et carnet de voyage, dont il a d'ailleurs la forme (format à l'italienne). En guise d'Asie, il faudra se contenter du Vietnam, Cambodge (enfin Siem Reap et Angkor) et du Laos. L'auteur accompagné de sa compagne part en routard ce qui lui permet d'aller loin des entiers battus et de pouvoir rencontrer et échanger plus facilement avec les populations. Côté textes, le livre est un mélange d'observations (paysages, flore...), de discussions avec les autochtones ou d'autres étrangers, d'émotions et on le termine avec le même sentiment que l'auteur (on en sait plus mais pas vraiment assez). Côté illustrations, il y a alternance entre les pleines pages contemplatives représentant des paysages ou scènes de rue ou d'intérieur et des pages de BD où l'action et le voyage avance. Je ne peux pas dire que le dessin m'ait beaucoup plus car c'était soit trop chargé soit trop brouillon (pas un trait droit, pas un visage vraiment reconnaissable) mais ce type d'image convient assez au livre (en voir ici).

 

 

 

Formose.jpgFormose de Li-Chin Lin (Ca et là)

L'auteur taïwanaise raconte son enfance et son adolescence sur l'île. De sa prime jeunesse où elle croyait tout ce qu'on lui enseignait et voulait parler mandarin parfaitement, à la rebellion devenue jeune adulte, on suit son parcours en détails. Mais ce n'est pas ce qui m'a intéressé le plus, car celui-ci n'est pas très original (beaucoup d'enfants sont conformistes et s'éveillent à la réalité du monde à l'adolescence). C'est le côté informatif sur la vie et les populations de Taïwan qui m'a le plus plu. Pour qui ne connaît pas l'histoire du pays, le manga fait en effet office d'introduction car le livre est très bavard. C'est d'ailleurs aussi son principal défaut. La voix de  la narratrice est toujours présente et les dessins (en noir et blanc) sont parfois (souvent) inutiles par rapport à ses propos. Ils ont donc peu de force et s'oublient rapidement, dommage ! Interview de l'auteure .

 

 

 

hokusai.jpgHokusai de Shôtarô Ishi no Mori (Kana)

Un manga assez ancien, dans un style de dessin certes un peu dépassé, enfin édité chez Kana. Il conte la vie du célèbre peintre d'estampes Katsushika Hokusai à qui on doit d'ailleurs l'utilisation massive du mot "manga". Gros point fort du livre : la vie du peintre n'est pas décrite de façon linéaire mais par une habile série d'allers-retours dans le temps. En réalité, l'auteur s'attarde peu sur l'oeuvre du peintre mais tente de décrire ses réflexions à propos du dessin et sa quête pour devenir un "vrai" artiste. On n'apprend donc peu de choses hormis qu'il démenageait et changeait de nom souvent, peignait avec frénésie (et voyageait pour cela), couchait avec toutes les femmes qu'il pouvait (scènes explicites dans le livre) ; on ne sait pas grand chose de sa vie familiale sauf sur son premier mariage (il n'est pas clairement dit pourquoi sa fille vit avec lui à la fin de sa vie et avec qui il l'a eu, on ne parle pas non plus de ses relations avec ses disciples). Bref, c'est un peu dommage (là encore) car pour qui ne connait pas les oeuvres de cet immense artiste, l'ouvrage paraîtra sans doute peu compréhensible, et pour qui les connaît, on referme le manga sans en savoir vraiment plus.

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 17:06

cuisine cambodgeJ'ai trouvé une autre version de la plus célèbre des recettes khmères dans le livre La cuisine du Cambodge avec les apprentis de Sala Baï.

 

Je vous la transmets en vous laissant le soin de comparer le goût et le résultat avec la première version (qui est celle que j'ai goûté au Cambodge) ! Je signale que chaque famille ou cuisinier a sa propre recette, il est donc difficile de déterminer laquelle est la plus "authentique" puisque toutes le sont !

 

Recette pour 4 personnes. Les rajouts à la recette du livre sont en vert, ce sont mes (brillantes ?) remarques.

 

Ingrédients

400 g de filet de poisson à chair ferme (bar, turbot, carrelet, lotte, haddock)

300g de feuilles de gnoa (pas trouvé ce que c'est...) ou de vert de côtes de blettes (les épinards doivent marcher aussi !)

500 ml de lait de coco

huile de cuisson au goût neutre

4 cuillères à soupe de sauce de poisson

1 cuillère à café de sucre de palme (ou de sucre blanc ou roux mais en moindre quantité)

4 cuillères à soupe de pâte de curry khmère (kroeung vert ou jaune mais pas le rouge ! recette ici) ou mélange d'épices amok

 

Préparation

Coupez le poisson en petits cubes et les feuilles de blettes en fines lanières.

 

Dans un wok ou une poêle, faites chauffer l'huile puis ajoutez la pâte de curry. Laissez la dorer avant de faire sauter le poisson et les feuilles jusqu'à ce que les feuilles aient rendu leur eau.

 

Versez alors le lait de coco, le sucre et la sauce de poisson et portez de nouveau à ébullition un court instant. Servir aussitôt.

 

Je suppose que si on ne met pas de pâte de curry, on peut rajouter les épices juste après le lait de coco. Le goût devrait être relativement similaire... à tester !

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 21:58

La cuisine du Cambodge (cf photo) que j'ai pu goûter lors de mon voyage est vraiment variée et excellente : salades, crudités, viandes, riz, fruits de mers et poissons plus quelques douceurs sucrées. Les épices sont légères, la citronnelle étant omniprésente.

On y mange bien sûr aussi d'excellents fruits : mangues, bananes, papayes, ananas, jacquier... et bien sûr noix de coco.

Il y a pourtant une recette de poisson dont le goût se démarquait des autres car je ne l'ai retrouvé dans aucune autre gastronomie (mais je ne les pas toutes encore goûtées !) : le poisson à l'amok.

 

SL371210.JPG

 

C'est vraiment LE plat national, il se présente dans une feuille de bananier pliée afin que les ingrédients cuisent à l'intérieur (bien sûr j'ai oublié de le prendre en photo !).  L'amok qui est un mélange de citronnelle, curcuma, gingembre, galanga, piment et de feuilles de kaffir, a un goût particulier très difficile à décrire... Le mieux c'est d'y goûter !

 

Ingrédients (si vous avez un mélange d'épices amok, ne vous occupez pas des ingrédients de couleur verte)

  • 500 g de poisson blanc en filet (si possible d'eau douce)
  • 1 tige de citronnelle
  • 1 échalote
  • 1 petit piment
  • 1 grosse rondelle de galanga
  • quelques feuilles de citronnier ou bergamotte (4 ou 5 )
  • quelques feuilles d’épinard
  • 1 salade batavia
  • 1 brocoli préalablement coupé en dés
  • du basilic thai ou du coriandre
  • du nuoc mam
  • poivre
  • 400 ml de lait de coco
  • feuille de bananier ou feuille d’aluminium pour la cuisson à la vapeur en papillote
  • 3 cuillères à soupe de cacahuètes grillées hachées

Recette

  • couper le poisson en gros dés, saler avec 2 cuillères à soupe de nuoc mam (praoc mam au Cambodge) et poivrer,
  • mixer la citronnelle, galanga, échalote, feuilles de citronnier le plus fin possible (en Asie, on pile au mortier) et mélanger à la crème de coco, (ou mélanger le mélange amok tout prêt au lait de coco)
  • préparer la papillote avec feuilles d’épinard, chou, batavia, puis mettre les cacahuètes hachées et le poisson
  • verser le lait ainsi que les aromates, parsemer de filets de piment et de basilic,
  • refermer bien hermétiquement et cuire en papillote à la vapeur (très important !) pendant 15 mn.

Déguster avec du riz.

 

Merci au site Cuisine Khmère et recettes cambodgiennes qui a mis la recette en ligne !

 

Edit du 26/08/12 : deuxième recette d'amok de poisson ici !

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 22:56

Après vous avoir bien baratiné sur la période Khmers rouges, voici deux podcasts traitant de la "réconciliation". C'est en son nom que peu de KR ont été traduits en justice, la question ayant été évoquée d'ailleurs pendant les procès. Mais dans les faits est-ce aussi simple ? Peut-on vivre dans le même village qu'une personne qui est responsable de la mort de membres de sa famille ?

 

(19:02)

 

Certains trouvent la force de pardonner...

 

(02:30)

 

 

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:47

 

      SL371677.JPGSL371673.JPG   Camp S-21 ©enviedasie

 

"Pendant quatre années, j'ai vécu dans un camp de travail à la campagne. Nous dormions sur des lits en bandes, à 60 cm du sol, dans un batiment non fermé. Comme il n'y avait pas de murs, nous étions à la merci des insectes et autres animaux. Il y a notamment une sorte de fourmi dont les mandibules et la tête reste accrochée à vous si vous la tuez. Nous avions aussi peur des serpents.

 

Nous avions deux repas par jour seulement et c'était essentiellement de la bouillie de riz. Nous avions faim car nous travaillions près de 15 heures par jour et même la nuit quand la lune brillait assez pour nous éclairer. A la saison des pluies, nous faisions pousser le riz. A la saison sèche, nous nous occupions des canaux et des digues pour les rizières.

 

Beaucoup de gens mourraient de maladie, de malnutrition ou d'éxécution. Au début, nous étions une centaine dans notre camp, à la fin une dizaine... on regroupait ceux qui restaient pour continuer le travail.

Il n'y avait pas de vrai médecin. Quand nous étions trop malades, on nous emmenait voir le "docteur" qui était une adolescente. Elle avait une seringue et trois fioles de couleurs différentes. Nous étions en rang, sans ordre précis, et elle commencait par faire des piqures avec le liquide de la première fiole, puis la seconde, et la dernière. Parfois, quand il n'y avait plus de liquide dans les fioles, on ordonnait au moins faible d'aller cueillir une noix de coco et on nous faisait une piqûre avec le lait de coco. Il n'y avait pas de désinfectant et la seringue servait à tous, alors certains faisaient des abcès.

 

Je n'aurais jamais pensé m'en sortir vivant, c'est un miracle car j'ai été malade... Mon dos a été brulé deux fois par le soleil, j'ai encore des cicatrices aujourd'hui. Ma mère et mes deux jeunes frères sont morts pendant cette période. Il est resté mon père, ma soeur et moi. Après la période Khmer rouge, j'ai pu reprendre mes études mais je n'ai pas pu suivre l'enseignement que je souhaitais. Je voulais faire médecine mais j'ai du faire des maths et entrer dans un institut de technologie où l'enseignement se faisait en russe.

 

Les khmers rouges ont volé ma jeunesse et ma vie."

 

Voilà, j'ai mis longtemps à écrire cette deuxième partie car c'était difficile de retranscrire le plus fidèlement ce témoignage. Je n'ai rien enlevé ni rajouté.

C'est mon guide à Phnom Penh qui a tenu à nous raconter sa vie quand nous nous sommes rendu au camp S-21 (photos ci-dessus et ) où des milliers de cambodgiens ont été torturés et tués (hommes, femmes et enfants !). Je ne vous dirai pas son nom, juste l'initiale de son prénom : S. Pourquoi ? Parce que de nombreux anciens KR sont au pouvoir aujourd'hui au Cambodge et que je voudrais pas qu'il "finisse aux crocodiles" comme d'autres. Surtout qu'il est marié et a une fille.

Libres à vous de le croire et me croire. Moi je le crois, car il nous a raconté cela avec une grande émotion, d'une traite, avec parfois les larmes aux yeux. De plus, son histoire ressemble à celle de beaucoup d'autres (Hour Chea, Navy Soth, Ong Thong Hoeung...) .

 

Si vous vous intéressez au sujet, lisez la page wikipédia très bien faite. Plusieurs livres ont été publiés et sont disponibles dont La machine khmère rouge par Rithy Panh et Christine Chaumeau aux éditions Flammarion.

A noter que peu de KR ont été traduits en procès malgré toutes le horreurs commises. On estime en effet qu'entre 1,5 et 3 millions de personnes sont mortes en 4 années (il y avait moins de 8 millions d'habitants en 1975). Seules 4 personnes sont en prison. Le plus célèbre d'entre eux Duch, qui dirigeait le camp S-21 a connu son deuxième procès qui s'est terminé en début d'année.

Toutes les infos en français sont regroupées sur le site Procès des khmers rouges et dans le livre de Francis Deron Le procès des Khmers rouges aux éditions Gallimard (il date de 2009 et n'évoque donc que les premiers procès).

 

Je signale la sortie récente du film de Rithy Panh qui s'est intéressé à Duch avec la même question qui revient toujours quand on s'adresse à des boureaux : "comment peut-on ordonner la mort de milliers de personnes ?"

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 22:44

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Chose promise...

 

Quelques photos du Cambodge sont enfin disponibles sur le blog. Il était difficile de tout montrer donc je me suis focalisée sur le joyau du pays à savoir le complexe d'Angkor.

 

J'ai sélectionné quelques photographies parmi les 1500 que j'ai faites. Bien sûr, elles ne vont donneront qu'un aperçu partiel mais assez (j'espère) pour vous donner envie d'y aller. 

Je n'ai pas visité tous les temples d'Angkor mais les plus connus sont les plus beaux : Angkor Vat et les différentes constructions qui constituent Angkor Thom. Ces deux ensembles présentent de nombreuses et sompteuses sculptures qui tiennent sur de longs murs et les couvrent de bas en haut. Cela vaut le détour et mérite même plusieurs visites !

Autant dire que je commence tout de suite à économiser pour un second voyage !

 

Allez sur ma page flickr pour la suite du voyage...

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