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  • : Envie d'Asie...
  • : Puisqu'on ne peut pas toujours voyager comme on le voudrait... Envie d'Asie vous emmènera à l'autre bout du monde à la découverte de cultures étonnantes grâce au cinéma, les drama, les journaux, la littérature, la musique et le web.
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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 23:22

kampuchea devilleParmi les romans de la rentrée littéraire 2011, Kampuchéa de Patrick Deville a fait couler beaucoup d'encre.

 

Elu Meilleur roman français de l'année 2011 par le magazine Lire, qui est LA référence en matière de littérature, ce livre est à la frontière du roman et du documentaire.

L'auteur prend le parti de remonter le cours de l'histoire réelle grâce au narrateur, son double ?, journaliste voyageur en Asie du Sud-Est.

Outre le voyage dans le temps et géographique (Cambodge, Vietnam, Laos...) , le lecteur fait aussi un voyage littéraire. Le livre est en effet parsemé de références et citations d'auteurs : Conrad, Graham Greene, Malraux...

 

L'ouvrage est une réflexion sur la colonisation et l'influence européenne, américaine et chinoise dans les pays d'Asie du Sud-Est, sur les liens qui les unissent encore.

La narration est décousue car le lecteur suit les pensées du héros qui vont et viennent au fil de ses lectures, rencontres et voyages. Seul le sujet de la vie des dirigeants khmers rouges revient épisodiquement dans le livre.

 

Cet ouvrage érudit peut en rebuter plus d'un de par sa narration mais reste agréable à lire. Il pourrait aparaître comme un brillant exercice de style mais est aussi un travail de mémoire qu'on peut saluer. Toutefois, il est difficile pour le lecteur d'assimiler toutes les références littéraires et informations historiques et on referme le livre avec un sentiment de confusion.

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 21:07

Hier soir, j'ai, pour une fois, regardé la télévision. En zappant par hasard sur Arte, je suis tombée sur un film de Rithy Panh dont le titre m'a intrigué : Gibier d'élevage.

Pour moi ce titre était uniquement celui d'un court roman de Oe Kenzaburo relatant la détention d'un soldat noir dans un village japonais (en période de guerre). Cet ouvrage qui est une réflexion sur la condition humaine a valu à son auteur le prix Akutagawa en 1958.

 

Rithy Panh a transposé l'histoire dans son pays d'origine le Cambodge à une période charnière : le régime Khmer rouge. Du coup, même si la trame reste inchangée (un soldat noir américain est détenu prisonnier dans un village), le film s'avère surtout être une formidable démonstration de la vie sous le régine KR, de l'endoctrinement et des violences subis par les populations. Tous les acteurs sont excellents, une grande partie du casting est des enfants qui sont très crédibles.

 

Le film mélange des images d'archives assez effrayantes (bombardements, napalm...) et des images tournées en caméra numérique (me semble-t-il). Le constraste entre bombardements et le village buccolique est volontairement frappant. Le personnage principal est A-Pang un garçon séparé de sa mère, dont le père était un traître aux yeux des KR. C'est lui qui trouve le soldat, est amené à le surveiller avec ses jeunes amis et qui finalement partira au front. Manipulé et utilisé par les adultes, il sera le seul enfant à quitter le village avec le prisonnier. La fin très ouverte qui m'a un peu frustrée est dans le même esprit que le roman.

Ce film est à mon sens un bon complément au témoignage que j'ai entendu et retranscrit (la suite bientôt). Rithy Panh est lui-même un rescapé du régime Khmer rouge, il a survécu au camp de travail et plusieurs de ses films parlent des KR. Mais je vous en reparlerai plus tard...

 

Attention, plus que 7 jours pour revoir Gibier d'élevage ! Sinon rediffusion le 14 décembre à 3h10.

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 22:37

pour vous faire patienter ...

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 23:27

Drapeau du Kampuchea "démocratique" :

Democratic_Kampuchea.png

 

Cambodge - 17 Avril 1975

 

"J'avais 20 ans et je vivais a Phnom Penh avec ma famille quand les Khmers Rouges (j'écrirai KR pour simplifier) ont pris le pouvoir. Des KR sont venus nous dire qu'ils évacuaient la ville car les américains allaient la bombarder. Nous avions le droit de prendre un minimum d'affaires mais nous ne serions absents que pour trois jours, le temps que le danger passe. Ma famille se composait de mes parents ; j'étais l'ainé puis venaient mes deux frères qui avaient respectivement un et deux ans de moins que moi et enfin ma soeur, la cadette de la famille. J'allais passer avec mon frère la seconde partie du baccalauréat ; mon second frère la première partie et ma soeur était au lycée comme nous.

 

Nous avons donc du quitter notre domicile, nous n'osions pas refuser car les KR étaient armés. Au mois d'Avril, il fait très chaud. Les températures peuvent grimper jusqu'à 45-50°C. Tout le monde était sur la route et nous n'avions pas beaucoup d'eau. Nous étions trempés de sueur car nous devions marcher sous le soleil brulant. Nous avions peur car les KR sortaient parfois quelqu'un de la foule, comme par exemple une femme qui portait sur elle tous ses bijoux, et l'emmenaient à l'écart. Puis nous entendions des coups de feu et le KR revenait seul avec les bijoux de la victime qu'il montrait à ses camarades. Les KR emmenaient aussi les militaires et les intellectuels. Nous étions sous le joug des armes, poussés par la foule. Il était impossible de s'arrêter vraiment, sauf la nuit, tant la foule nous poussait. Pour faire ses besoins, la famille devait entourer la personne afin qu'elle soit protégée des regards.

 

Les trois jours sont vite passés, puis trois autres et trois autres, cela nous a paru interminable. Je ne me souviens pas du nombre total de jours durant lesquels nous avons marché. Rapidement nous n'avons plus eu d'eau. Nos chemises trempées sont redevenues sèches, nous souffrions de déshydratation. Nous ne pouvions pas nous laver. Pour faire cuire le riz, il y avait parfois une mare dans laquelle les personnes avant nous s'étaient lavées. L'eau était couleur café au lait. Parfois un cadavre humain d'une puanteur atroce reposait à proximité ou dans l'eau. Nous n'avions pas le choix, il fallait boire cette eau et cuire la nourriture avec. Au début ma mère ne voulait pas, mais nous lui avons dit "nous n'avons pas le choix" et elle a du se résigner. Sur la route aussi, il y avait des cadavres ou des bouts de corps en décomposition. La nuit, nous dormions a côté d'eux. C'était horrible et effrayant.

 

Au bout d'un certain temps, les KR m'ont donné des vêtements : une sorte de pyjama de couleur noire. J'en portai un sur moi et l'autre à la main. Plus tard, ils ont ordonné à toutes les familles de se mettre en ligne. Ils m'ont désigné ainsi que d'autres garçons. J'ai cru qu'ils allaient tous nous tuer. J'ai jetté un dernier regard à ma famille et je suis parti avec les autres. En réalité, ils nous ont emmené dans un camp de travail. Toutes les familles étaient separées. Les camps regroupaient les pères avec les pères, les filles avec les filles, les garçons avec les garçons, etc. Mais les KR prenaient bien soin à ce que deux membres d'une famille ne soient pas dans le même camp.

 

Parfois ils interrogaient des enfants pour savoir quel était le métier de leur père à Phnom Penh. S'il était instituteur, banquier, militaire... toute la famille au sens large (oncles, tantes...) était éliminée car "si on laisse une racine, la mauvaise herbe repousse". Avant de partir, j'avais emmené mes livres du lycée car passer le bac était important pour moi. Mais au fur et à mesure du voyage, je les avait laissé tomber en route, car j'entendais certaines rumeurs dans la foule. Bien m'en a pris, je pense."

 

La suite du témoignage .

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 21:08

Ayé ! Je suis de retour. Avec plein d'images dans la tête : les rizières, les palmiers, Angkor, les maisons coloniales de Battambang, le Tonlé sap et ses villages flottants(ci-dessous), le Palais Royal, les maisons sur pilotis, les apsaras, garudas, Shiva et Bouddha... et surtout le grand sourire des cambodgiens.

 

Un grand akwon aux khmers qui bien que souffrant encore des inondations nous ont ouvert leur porte, nous ont fait découvrir leur histoire, nous ont donné envie de... revenir !

 

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A bientôt pour plus de souvenirs, d'explications et de photos : plus de 1500 à trier que je partagerai dans un ou plusieurs albums !

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 16:55

Bon, vous l'avez deviné, je suis au Cambodge. Le pays khmer m'accueille pour une douzaine de jours. Moment phare du voyage : la visite du complexe d'Angkor, ancienne capitale du pays. Classée au patrimoine mondial de l'humanité, les ruines d'Angkor sont réparties sur de nombreux kilomètres, certaines dormant sans doute encore sous la jungle.

 

La vidéo ci-dessous reconstitue en 3D le temple d'Angkor Vat dans toute sa splendeur (notez qu'il fût érigé au 12e siècle)...

 

 

 

et celle-ci nous présente des dances traditionnelles khmères dans le temple.

 

 

Toutes les photos à mon retour !

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 00:00

Un site en français sur le complexe d'Angkor : description, histoire, art, tout y est ! Manque plus que le prix du billet d'avion...

 

kermadee-Angkor-Vat-800Photo : kermadee

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