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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 21:20

Présenté à Cannes l'année dernière, le film japonais Après la tempête arrive enfin dans nos salles. Comme tous les autres films du réalisateur Kore-Eda Hirokazu, il raconte une histoire presque ordinaire mais pleine de sentiments. C'est l'âme humaine qui est montrée dans sa complexité. C'est aussi une réflexion sur la vie, ce qu'on en fait et ce qu'on en attend.

 

Le réalisateur s'est entouré d'acteurs reconnus avec lesquels il a déjà travaillé : Abe Hiroshi qui joue le rôle d'un écrivain qui gagne sa vie comme détective privé, arnaqueur sur les bords et qui perd le peu d'argent qu'il gagne aux courses. Son ex femme (Maki Yoko) lui réclame la pension alimentaire pour leur fils, sans grand succès. Elle le menace mais le laisse passer quelques journées avec lui. Après leur séparation, elle tente de reconstruire sa vie et fréquente un autre homme.

Son ex belle-mère jouée avec grand talent par Kiki Kirin est une veuve qui vit en HLM. Elle aime ses deux enfants et son petit-fils, vit chichement, ne regrette guère son défunt époux, mais suit des leçons de musique classique.

 

La première moitié du film présente tous les protagonistes, leur vie et la situation. Le personnage du père est objectivement le plus détestable car assez minable, mais pourtant il reste attendrissant de par l'amour qu'il porte à sa famille (ce qui ne l'empêche pas d'essayer de voler sa mère quand il le peut) et ses rêves d'écrivain qu'il poursuit encore et toujours. Sa mère est un personnage très attendrissant, qui porte un regard bienveillant mais lucide sur son fils.

 

La seconde partie du film se concentre en un lieu à savoir l'appartement en HLM où toute la famille se retrouve. Ils se retrouvent en effet tous bloqués là par un typhon. La parole va être plus franche, chacun va faire une croix sur ses illusions et ressortir transformé. L'un fera uen croix sur son amour, l'autre sur son espoir de reconstituter sa famille.

Tout est très délicat, baigné dans le quotidien. Il ne se passe rien d'extraordinaire matériellement parlant mais chacun va changer. Kore-Eda montre les sentiments avec sa délicatesse habituelle et le résultat est une jolie tranche de vie. Amateurs d'effets spéciaux et d'aventures extraordinaires vous pouvez passer votre chemin, les autres apprécieront cette histoire simple pleine de justesse.

Critique d'Après la tempête de Kore-Eda Hirokazu avec Abe Hiroshi et Kiki Kirin
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Published by enviedasie - dans Cinéma Japon
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 13:30
Kim Seul Gi
Kim Seul Gi
Kim Seul Gi
Kim Seul Gi
Kim Seul Gi
Kim Seul Gi

Kim Seul Gi

Oui je sais, je triche déjà ! Mon précédent article m'a un peu frustrée car je n'ai pas pu présenter une actrice que j'apprécie fortement en ce moment : Kim Seul Gi (née en 1991).

 

Je l'ai découverte dans le drama Flower boy next door où elle avait un tout petit rôle assez hilarant (une éditrice épuisée et stressée).

Depuis, je l'ai vue dans de nombreuses productions où, pour l'instant, elle tient encore des rôles secondaires : Discovery of love, Kill me heal me, Oh my ghost et en ce moment Second to last love. Elle a toutefois obtenu un rôle principal dans un mini drama en 2 épisodes diffusé sur MBC intitulé Splash splash love.

Côté films, elle a participé à des longs métrages de qualité qui ont eu beaucoup de succès comme Miss granny et Ode to my father. Elle fait aussi une apparition dans Mood of the day, une comédie romantique, seul long métrage que j'ai vu avec elle.

 

Il est à noter qu'elle est connue en Corée pour ses apparitions dans l'émission de télévision  Saturday night live (version coréenne) où son côté comique peut pleinement ressortir. Sa mignonne petite bouille, son côté enfantin et mignon, sa voix fluette, son naturel la rendent assez unique.

Son talent est en train d'émerger et d'être reconnu, ce qui est une bonne chose car à seulement 24 ans, elle a un grand avenir devant elle. Je la trouve très fraiche et jolie et j'aime (ce qui est rarement le cas) son côté "aegyo". J'espère qu'elle pourra bientôt montrer d'autres palettes de jeu dans des productions plus sérieuses mais pour l'instant la comédie romantique lui va comme un gant alors ne nous en privons pas !

 

Mes recommandations : Oh my ghost, Splash splash love

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Published by enviedasie - dans Drama Cinéma Corée
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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 10:27

A force de regarder des films et des dramas asiatiques, j'en suis venue à avoir quelques acteurs et actrices préférés. En général, je regarde plusieurs de leurs travaux avant de me faire une idée sur un acteur.

J'aime particulièrement ceux qui osent aller sur des projets variés ou difficiles, qui savent jouer de leur physique et n'ont pas peur de s'enlaidir. Mes goûts personnels vont plutôt vers des productions policières et sentimentales mais j'aime aussi beaucoup les tranches de vie et la comédie. J'aime notamment les dramas qui sortent du lot et espère vous en faire découvrir quelques uns bientôt !

En attendant, j'ai décidé de vous faire partager mes goûts et mes découvertes en matière d'acteurs, en commencant par les femmes et la Corée du Sud.

Allez c'est parti pour mon top 3 !

Gong Hyo Jin
Gong Hyo Jin
Gong Hyo Jin

Gong Hyo Jin

Gong Hyo Jin (née en 1980)

 

Vue dans : Jealousy incarnate (en cours), The producers, It's okay, that's love, Master's sun, The greatest love, Pasta, Thank You [dramas] ; Boomerang family, Love fiction, Crush and blush, Rolling home with a bull, Surprise party [films]

 

Mon avis : S'il y en a une qui peut me faire regarder n'importe quoi, c'est elle ! Derrière un physique gracile et un visage aux traits naturels se cache une femme de caractère qui choisit ses films et dramas avec intelligence. A dire vrai, je n'ai jamais trouvé aucun de ses choix mauvais. Je trouve qu'elle joue avec un naturel déconcertant, elle semble être la même mais réussit à être toujours différente. Je la trouve très belle et talentueuse ; elle excelle dans les comédies romantiques mais sait jouer dans tous les registres. Bon je l'adore, c'est dit !

 

Mes recommandations : tout ! Comme je l'ai dit, je n'ai pas encore trouvé quelque chose de nul dans lequel elle aurait joué.

Kim Hye Soo
Kim Hye Soo
Kim Hye Soo

Kim Hye Soo

Kim Hye Soo (née en 1970)

 

Vue dans : Signal, The queen of office [dramas] ; The face reader, The thieves, Villain and widow, A good day to have an affair [films]

 

Mon avis : Cette actrice ose aller sur des projets très variés dans lesquels elle peut s'exprimer dans divers registres. Elle a commencé sa carrière avec beaucoup de dramas puis s'est tournée vers le cinéma avant de revenir à la télévision ses dernières années. Elle sait s'enlaidir au besoin ou jouer de son sex appeal. Elle vieillit avec grâce sans avoir l'air inexpressif qu'ont certaines actrices botoxées. Je la trouve toujours très convaincante.

 

Mes recommandations : Signal, Villain and widow

Jung Yu Mi
Jung Yu Mi

Jung Yu Mi

Jung Yu Mi (née en 1983)

 

Vue dans : Dating agency cyrano, The queen of office, I need romance 2, Que sera sera et quelques épisodes de Discovery of romance [dramas], Dernier train pour Busan, In another country, Come closer, A million, Family ties, A bittersweet life

 

Mon avis : à ne pas confondre avec une autre actrice du même nom mais de un an sa cadette ! Jung Yu Mi est une actrice prolifique et ecclectique, vous ne pouvez pas ne pas la connaître car elle a dejà bientôt 20 ans de métier ! Elle joue à la fois dans des premiers et seconds rôles ce qui me laisse à penser qu'elle s'intéresse vraiment plus à son métier qu'à se construire une carrière. Sa silhouette est très frêle, quasi enfantine (d'ailleurs je trouve qu'elle fait toujours plus jeune que son âge), mais elle peut dégager beaucoup d'énergie !

 

Mes recommandations : I need romance 2, Come closer, A million

 

Et vous, aimez-vous ces actrices ?

Il y en a bien d'autres que j'aurais aimé citer... alors je vous fait un petit diaporama !

Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young
Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young
Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young
Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young
Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young
Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young
Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young
Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young
Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young
Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young
Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young

Choi Kang Hee (en pull bleu), Jang Young Nam, Lee Yo Won, Jung Ryeo Won, Lee Yoon Ji, Yoon Yeo Jeong, Shin Min Ah, Kim Mi Gyeong, Lee Su Gyeong, Jang Na Ra, Lee Si Young

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Published by enviedasie - dans Cinéma Drama Corée
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:24

Bande annonce VF

Voici un film qui fut présenté à Cannes où il fut bien accueilli. Il faut dire que les coréens n'ont rien à envier aux américains côté réalisation pour ce Dernier train pour Busan. Les grands moyens ont été sortis (le casting aligne quelques stars locales), les effets spéciaux sont réussis et pour qui apprécie le genre, ce long-métrage nous fiche la trouille de façon diablement efficace.

En Corée où il est sorti simultanément (ce qui rare de nos jours), ce film a déjà réunit plus de 11 millions de spectateurs (!!) et s'affiche en haut du box-office.

Soo-Ahn en mauvaise posture

Soo-Ahn en mauvaise posture

Le début du film (wikipédia + moi) :

Un chauffeur de camion est arrêté sur une petite route par des hommes portant des tenues de protection contre les risques biologiques. Ils désinfectent son véhicule avant de le laisser passer. Peu après, il percute une biche qui, bien que morte, se relève, les yeux blanchis.

 

Sok-woo (Gong Yoo, vu dans Coffee Prince) vit à Séoul (Nord-Ouest de la Corée) avec sa fille Soo-ahn, mais il est peu attentionné : il ne va pas à un fête à l'école où elle doit chanter, il lui offre un cadeau pour son anniversaire qu'il lui avait déjà offert. Soo-ahn lui dit alors qu'elle veut retourner chez sa mère à Busan (Sud Est du Pays). Pour se faire pardonner, il accepte et le le lendemain, de bonne heure, ils embarquent dans le Korea Train Express (KTX qui est en réalité un de nos bons vieux TGV - le trajet dure environ 2h 30, le temps d'un film quoi !). Juste avant le départ, une jeune fille qui semble malade réussit à monter dans le train et alors que le train quitte la gare, celle-ci est envahie par un groupe d'individus qui attaquent le chef de quai.

Sur les chaînes de télévision diffusées dans le train, des informations rapportent que des troubles sont en cours dans beaucoup de villes du pays alors que le gouvernement dédramatise la situation et appelle la population au calme.

 

Pourtant, dans le train (et en réalité dans le Nord du pays) la situation dégénère rapidement. La jeune fille malade se transforme vite en une sorte de zombie dont le seul intéret est de mordre les humains. Ceux-ci vite infectés se transforment aussi... et l'épidémie se répand à toute vitesse créant une vague de panique à bord.

Dans le wagon de Sok-woo, on réussit à bloquer les portes. Les survivants (on retrouve en couple Ma Dong Seo - vu dans Police Unit 38 et Bad guys - Jeong Yu-Mi vue dans une tonne de films et dramas) aidés par le conducteur du train essayent d'échapper au pire, mais comment un train rempli de personnes infectées va-t-il être accueilli ? Arriveront-ils à Busan ? Jusqu'où l'épidémie s'est elle étendue dans le pays ?

Les deux "héros"

Les deux "héros"

Malgré le succès du film et son efficacité, on ne peut pas vraiment crier au chef d'oeuvre. La version française n'aide pas beaucoup tant les voix des comédiens français sont différentes des originelles. Je pense qu'on y perd en intensité surtout quand on connait le talent des comédiens.

 

Les personnages sont tout de même un peu caricaturaux (le père peu attentif, la femme enceinte, le gros bras, l'homme d'affaire, l'amoureuse transie, l'étudiant, la gentille vieille dame...) mais dans ce genre de film, on ne peut guère en attendre plus. Ils jouent tous leur rôle jusqu'au dénouement final. En effet, c'est l'action et la tension qui prime même si on s'attache aux personnages.

Sur ce point ainsi que sur celui de la réalisation, il n'y a rien à redire. Les moyens ont été mis pour reconstituer le voyage ainsi que les scènes de groupe et d'action. Le suspense est savamment entretenu. Quelques moments de répit sont savamment distillés mais l'angoisse reste palpable. Les zombies sont vraiment effrayants mais ont quelques points faibles que les humains peuvent utiliser à bon escient.

 

Bref, on ne s'ennuie pas et on flippe, c'est ce qu'on demande en général à ce genre de films. Personnellement, ce genre n'est pas trop ma tasse de thé (même si j'ai adoré le plus jouissif Bienvenue à Zombieland) et je suis restée sur ma faim concernant quelques points mais je dirais que ce film est un bon film de terreur et d'action.

 

Point à noter :  ce long métrage semble être la suite d'un film d'animation Seoul station, réalisé par le même réalisateur et qui vient de sortir.

Critique de Dernier train pour Busan, film coréen de Yeon Sang-Ho
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 20:49

Chine, IX siècle.

Nie Yinniang revient dans sa famille après de longues années d’exil.

Son éducation a été confiée à une nonne qui l’a initiée dans le plus grand secret aux arts martiaux. Elle est devenue une tueuse et suit les ordres de son maître. Mais elle a aussi le coeur un peu trop tendre et ne mène pas sa derniière mission à bien.

 

Pour l'endurcir, la nonne l'envoie tuer son cousin Tian Ji'an, gouverneur de province, à qui elle était autrefois promise et qui défie l'Empereur en tentant de se soumettre à son autorité. Celui-ci est marié et père de trois enfant avec son épouse mais son coeur appartient à une concubine, qui tente vainement de garder sa grossesse secrète.

Voilà un film qui m'a beaucoup déçu ! J'avais de grandes attentes car la bande annonce est prometteuse ; de plus, Hou Hsiao Hsien a gagné le Prix de la Mise en scène en 2015 à Cannes avec ce film.

 

Malheureusement, si la mise en scène est en effet superbe, comme la photographie et les costumes, on ne peut pas dire autant du scénario !

D'abord je précise qu'il y a très peu de scènes de combat, il ne faut donc pas aller voir ce film pour l'action ! En gros vous avez vu toutes les scènes de combat dans la bande-annonce.

 

The assassin est en effet plutôt un film... contemplatif ! Telle l'assassin qui contemple la vie de sa future (?) victime et s'interroge, la caméra s'attarde dans tous les plans qui sont certes de toute beauté mais qui contiennent peu d'action. Hou film les magnifiques paysages chinois et les intérieurs comme personne mais un cruel manque de dialogues, des ellipses, des personnages secondaires qui apparaissent et disparaissent sans explications n'aident pas franchement à la compréhension de l'histoire.

Histoire qui se résume finalement à peu de chose, tout ou presque est dans mon résumé. L'assassin est quasi silencieuse, et franchement bien tendre pour quelqu'un qui exerce ce métier. Elle reste d'ailleurs un personnage inexpressif et énigmatique, alors que son cousin que le spectateur découvre en même temps que Yinniang est un  personnage beaucoup plus étoffé et profond à tel point qu'il aurait pu être le héros du film.

 

Bref, on termine le film perplexe en restant sur sa faim, tant aux tenants et aboutissants de l'histoire qu'au niveau des scènes de combat. Les acteurs principaux sont franchement sous utilisés. La beauté plastique incontestable (on passe du noir et blanc à la couleur) du long métrage ne rattrape pas les manques d'interactions entre les personnages et le scénario bien mince... or, moi je vais au cinéma pour voir une histoire. Et vous ?

 

Note : 1,5 / 5

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Published by enviedasie - dans Cinéma Taïwan
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 20:46

J'ai craqué... malgré mes déconvenues habituelles avec les films de ce réalisateur, je suis allé voir son dernier sorti en France. Il faut dire que le sujet m'intéressait et que l'acteur principal Ryo Kaze est assez talentueux pour donner envie de se déplacer.

Le pitch : Mori (Ryo Kaze) , un japonais professeur de langue étrangère, arrive à Séoul à la recherche de Kwon, une coréenne qu’il a aimé quelques années plus tôt et qu'il aime toujours.

Espérant la rencontrer à nouveau, il s’installe dans une modeste chambre d’hôtes du paisible quartier de Bukchon où elle habite et se lie d’amitié avec la propriétaire, Gu-ok, et le neveu de celle-ci, Sangwon, qui deviendra son compagnon de fiesta. Mori fréquente aussi un café dont la patronne, Young-sun n'est pas insensible à son charme.

Mori, lui, écrit des lettres à son aimée dont l'appartement reste désespérement vide...

Mori au café

Mori au café

Ce film est très court (à peine plus d'une heure) mais cela suffit tant l'histoire tient à un fil.

L'originalité du long métrage tient dans un procédé souvent utilisé par le réalisateur : un montage décousu, en flashbacks et flashforward. Le fil conducteur est une voix off, celle de Mori et de ses lettres que lit Kwon à son retour chez elle.

De lecture décousue en montage décousu, le spectateur remet toutefois facilement le tout dans l'ordre tant le nombre de personnages est faible et les caractères secondaires sans peu d'épaisseur. Je m'étonne même que des acteurs pourtant reconnus en Corée et même à l'international, aient accepté de jouer de si petits rôles sans profondeur... Quand aux décors dans lesquels Mori évolue, ils sont eux aussi ridiculement peu nombreux à tel point qu'on prendrait la tentaculaire Seoul pour un village de campagne.

 

Sorti du montage, rien de très original à part le personnage de Mori qui se désespère de revoir une femme avec qui il a perdu contact depuis longtemps mais qu'il aime encore. Ne le prenez pas pour autant pour un grand romantique ! Comme de nombreux héros des films d'Hong Sang Soo, Mori s'avèrera bien faible devant la gent féminine et fera preuve d'une grande lacheté et d'égoïsme envers une autre femme qu'à laquelle il pense être étroitement liée.

 

Je ne dévoile pas la fin, cela gacherait le seul suspense du film mais à mon avis elle est bien trop belle pour être vraie. Je vois ce film d'ailleurs comme une rêverie amoureuse du réalisateur, lui qui a d'ordinaire une vue plus désabusée de l'amour. 

Mori et Kwon

Mori et Kwon

Bref, malgré les critiques quasi unanimes et dithyrambiques, je dois dire que ce film m'a certes plu mais n'est pas le chef d'oeuvre tant attendu et annonçé.

Son bon côté, il est court mais comme, souvent l'écriture et la psychologie des personnages ne me conviennent pas. Encore une déception donc...

Note : 2,5 / 5

 

Et vous qu'avez vous pensé du film ? Etes-vous fan du réalisateur ? Découvrez un article intéressant sur lui ici !

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 13:38
Film coréen (2014) : Les pirates de Lee Seok Hoon, avec Son Ye Jin et Kim Nam Gil

Réalisé par Lee Seok-Hoon l'année dernière, ce long métrage (qui dure un peu plus de  2h) a dépassé la barre des 5 millions d'entrées en Corée du Sud !

 

Pour être honnête, je n'attendais pas grand chose de ce film que j'ai regardé à cause de son casting de haut vol :

- Kim Nam Gil dans le rôle d'un militaire déchu, bandit de grands chemins sans grand succès et qui retrouve sur les mers à chasser une baleine qui est le nerf de l'intrigue. Son personnage est plein de morgue mais aussi assez drôle, ce qui le change de ses rôles dans les dramas.

- Son Ye Jin dans le rôle plutôt musclé d'une femme pirate à la langue bien pendue mais au grand coeur. Elle n'est pas mon actrice préférée mais, là aussi, son changement de registre m'intriguait et ma foi elle s'en sort honorablement.

- Yu Hae Jin dans le rôle hilarant d'un pirate qui a le mal de mer ! Il décide d'aller sur terre et de devenir bandit. Son personnage fait le lien entre la bande des pirates et celles des bandits. Franchement YHJ est excellent dans ce rôle et a bien mérité la récompense (Grand bell award) qu'il a reçu pour ce film.

 

Le reste du casting est tout aussi bon ; on retrouve des grandes figures des seconds rôles, des visages vus partout mais sur lesquelles on n'arrive pas toujours à mettre des noms ( Oh Dal Soo, Lee Kyeong Yeon, Kim Tae Woo, Shin Jung Keun...).

Les pirates

Les pirates

Ce film s'est avéré être finalement une excellente surprise. Je dirai même que je l'ai plus apprécié que le dernier opus des Pirates des Caraïbes à qui il fait directement référence et concurrence !

En effet, le scénario est inventif, drôle en alternant passages d'action et dialogues, le tout dans une intrigue assez alambiquée pour nous tenir en haleine jusqu'au bout.

 

Au début de la dynastie Joseon, une baleine avale un navire et tout son trésor dont le Sceau officiel de l'Empereur apporté à Joseon par des envoyés de la Chine. Or, ce sceau est indispensable pour la création d'un nouveau royaume, qu'un ancien militaire veut créer.

Ce sceau, tout le monde va s'échiner à le retrouver et pour différentes raisons : les deux bandes de pirates, l'émissaire du gouvernement et bien sûr les bandits, attirés par l'appât du gain.

 

Le film ne peut toutefois pas se résumer à une course poursuite, beaucoup de personnages sont liés entre eux et il y a donc beaucoup d'interaction et de sentiments mélés à l'intrigue originelle (voire même un peu d'amour !).

Le tout est  vraiment bien ficelé et réalisé, les effets spéciaux n'ont rien à envier à ceux des films américains. Les Pirates prouve donc, s'il en était besoin, l'efficacité et le savoir-faire coréen en matière de films à grand spectacle.

 

Note : 4,5 / 5

Les bandits

Les bandits

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 18:16

Bande annonce

Résumé

 

Patéma, jeune fille de 13 ans, est une adolescente sans famille qui entend mener son existence comme elle l'entend. Vivant dans un monde souterrain, conséquence d'une catastrophe liée à une expérience menée par les humains, elle étouffe et souhaite partir à la découverte du monde. En explorant une zone strictement interdite, elle va se retrouver transportée dans un monde totalement inconnu où tout est inversé. Ce monde c'est une Terre, où la nature est présente, tout comme le ciel bleu qu'elle ne connaît pas.

 

Elle y fait la rencontre d' Age, lycéen rêveur, solitaire et en deuil de son père. Passée la surprise de la voir évoluer la tête en bas, il va l'aider à survivre dans son monde. Pour cela, ils s'accrocheront l'un à l'autre, au sens propre comme au figuré. Ensemble, ils vivent de vertigineuses aventures... mais celles-ci sont contraires aux lois du monde d'Age. Patéma se retrouve en danger....

Critique de Patéma et le monde inversé, un film d'animation japonais de Yoshiura Yasuhiro

Sorti en salle le 12 mars dernier, Patéma et le monde inversé m'a vraiment laissé perplexe. L'histoire est en effet assez compliquée, à tel point qu'à un moment on n'y comprend plus rien (moi et l'amie qui m'accompagnait en tout cas) ! Seule l'ultime surprise (et retournement !) finale apporte une réponse pour les moins perdus des spectateurs.

 

Il faut dire que le film joue sur un concept physique à savoir le principe de gravité. Le réalisateur tourne et retourne ses personnages et le monde dans lequel ils vivent tout le long du film. Cela donne lieu à de belles séquences mais devient assez difficile à suivre à la longue. Malgré le côté romantique des deux adolescents obligés vivre accrochés, les nombreux renversements (au propre comme au figuré) et incohérences par rapport aux lois de la physique perdent un peu le spectateur.

 

Ajoutez à cela un montage un peu chaotique et rapide parfois ainsi qu'une action focalisée sur les deux personnages principaux et vous obtiendrez un film certes ambitieux mais qui paraît finalement inabouti (mondes peu détaillés, personnages secondaires caricaturaux et peu nombreux).

En tous cas, il m'a laissé sur un goût inachevé et heureuse d'arriver à la fin. Il m'a en effet paru bien long alors qu'il ne dure... qu' 1h39 !

Et vous avez-vous vu ce film ? Suis-je la seule à n'y avoir rien compris ?

BONUS : Une interview du réalisateur sur Manga.tv

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 21:45

Pas de Bollywood pour ce film de Ritesh Batra mais une coproduction internationale dont l'action se déroule à Mumbai (Bombay). Cette comédie romantique réchauffe le cœur mais en dit aussi beaucoup sur la société indienne.

Critique de The lunch box, un film indien sans la sauce Bollywood

Chaque jour à Mumbai, près de 200 000 gamelles (dabba) préparées à la maison sont livrées par les dabbawallahs sur leur lieu de travail aux employés de bureau.

Ila Singh (Nimrat Kaur), une jeune mère de famille hindoue délaissée par son mari, se met en quatre pour tenter de le reconquérir en lui préparant un savoureux déjeuner. Elle confie ensuite sa lunchbox au service de livraison. Le soir, Ila attend de son mari des compliments qui ne viennent pas. Elle comprend vite que son mari n'a pas mangé SON repas... mais l'a donc dégusté ? Poussée par la curiosité, elle prépare le lendemain un autre panier repas dans lequel elle glisse un petit mot.

En réalité, la lunchbox a été remise accidentellement à Saajan Fernandes (Irfan Khan), un employé scrupuleux, solitaire (car veuf et sans enfants) et chrétien. Celui-ci très étonné par la qualité de sa gamelle l'a dévorée avec volupté. Découvrant le pot aux roses le lendemain, il répond au mot d'Ila.

Celle-ci continue à confectionner des repas pour Saajan qui attend avec de plus en plus d'impatience les déjeuners cuisinés par cette femme mystérieuse. Se confiant de plus en plus au fil des lettres, ils échafaudent une liaison mais progressivement cette vie fantasmée menace d'empiéter sur leur vie réelle.

En effet, Ila souhaite rencontrer Saajan... mais celui-ci a vingt ans de plus qu'elle. L'heure de faire des choix est arrivée.

Critique de The lunch box, un film indien sans la sauce Bollywood

Ce film montre la rencontre de deux personnes qui ne se seraient jamais croisées car elles vivent dans deux quartiers très éloignés et sont de religions différentes. A suivre les livreurs de boites-repas on se rend compte que Mumbai est une ville immense mais le système de livraison est très fiable. Il ne disfonctionne qu'une fois sur 1 million. Cette rarissime erreur permet à deux personnes seules de se rencontrer.

Saajan est veuf, peu sociable, désagréable même avec les enfants. Pour lui tous les jours se ressemblent mais on lui propose une retraite anticipée alors que sa principale occupation est de travailler. Lorsqu'on lui présente son remplaçant qu'il doit former, il résiste mais celui-ci, très sociable et souriant, arrivera à le dérider (ce personnage apporte beaucoup d'humour au film mais est aussi très émouvant). Il faut dire qu'il est orphelin et Saajan prend vite une figure paternelle pour lui, à tel point qu'il lui demandera d'assister à son mariage.

Critique de The lunch box, un film indien sans la sauce Bollywood

Ila est plus entourée : son mari (absent et volage), sa fille, son père qui se meurt d'un cancer des poumons et sa mère. Il y a aussi sa voisine du dessus qu'elle appelle "auntie" et avec qui elle cuisine. Pourtant, elle ne peut confier ses profondes pensées à sa famille élargie lorsqu'elle a la confirmation que son mari la trompe.

C'est Saajan qui devient donc naturellement son confident et son soutien. En effet, elle songe à divorcer et refaire sa vie dans un pays où les femmes restent traditionnellement auprès de leur mari. Ni sa mère, ni sa "tante" n'ont pu faire cette démarche malgré leurs mariages vacillants. Cela nécessite beaucoup de courage.

Ce courage, Saajan aussi va devoir le trouver en lui car même si sa vie est fade est monotone, elle est aussi rassurante. L'évolution psychologique du personnage est la plus intéressante. En homme pragmatique, Saajan prendra une décision qu'il regrettera rapidement. Trouvera-t-il le courage de changer pour de bon et de chercher le bonheur ?

Ce film est un petit bijou. J'ai aimé tous les personnages, le côté réaliste et "tranche de vie" qui sort des clichés habituels sur l'Inde, le courage et la détermination d'Ila, l'évolution de Saajan...

La réalisation est intelligente et les acteurs sont tous très bons. Que demander de plus ? Qu'il sorte vite en DVD !

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 20:20

Momo he no tegami est le second long-métrage du réalisateur qui est aussi l'auteur du scénario (après Jin roh, la brigade des loups scénarisé par le plus prolifique Mamoru Oshii). Ce projet très personnel ne l'a pas empêché de travailler comme animateur sur d'autres longs-métrages.

Sorti en France le 25 Septembre, le film a déjà fait beaucoup parler de lui en bien, et a reçu quelques récompenses bien méritées. (Attention spoils !)

Critique de Lettre à Momo d'Okiura Hiroyuki

Trois gouttes d’eau tombent du ciel et rebondissent sur l’épaule de Momo qui tient dans sa main une lettre inachevée écrite par son père, océanographe, disparu en mer. Cette lettre, qui commence par « Chère Momo », est restée blanche.

Après ce décès, Ikuko, la mère de Momo, décide de quitter Tokyo avec sa fille et de rejoindre son île natale, l’île de Shio, située dans la mer intérieure de Seto. Les deux femmes vont habiter chez l’oncle et la tante d’Ikuko qui se réjouissent de voir arriver un peu de sang neuf sur leur île vieillissante.

La maison de famille n’a pas changé depuis des années. Ikuko rayonne de bonheur à l’idée de la retrouver. Pour elle, ce décor est tout simplement merveilleux ; pour Momo, il est propice à l’ennui d’autant qu’elle n’y connaît encore personne. Guidée par sa mère pour faire la connaissance des jeunes de l’île et aussitôt prise sous la protection du gentil Yota, Momo ne parvient cependant pas à intégrer la sympathique bande. Le jour où elle est invitée à sauter dans l’eau du haut d’un pont, elle n’y arrive pas. Elle a la tête ailleurs. Elle aimerait savoir ce que son père a voulu lui écrire avant de disparaître. Elle se souvient de la dernière fois où elle s’est disputée avec lui et se sent coupable...

Momo et sa mère

Momo et sa mère

Un jour, elle distingue une ombre aux côtés de sa mère. Puis, dans le grenier de la maison, elle découvre que les figures d’un roman illustré ont disparu et elle entend des bruits suspects. Elle prend encore plus peur quand ces bruits se transforment en voix et que les mystérieuses ombres se mettent à la suivre partout. Finalement les silhouettes se matérialisent en d'effrayants yokai, monstres du folklore japonais.

Passé la frayeur et les embêtements liés à la cohabitation sous un même toit, Momo va s'habituer à eux malgré leurs mauvaises habitudes. Plutôt qu'avec les autres enfants du village, Momo va se lier d'amitié avec les trois monstres qui ont chacun un physique et une personnalité bien différente.

Mais ceux-ci sont venus chez elle pour une raison bien précise...

Les monstres ont aussi un côté amusant !

Les monstres ont aussi un côté amusant !

Avis aux amateurs d'action, ce film n'est pas pour vous !

En effet, le réalisateur prend tout son temps (environ deux heures) pour nous raconter une période de deuil, à hauteur d'enfant. La jeune Momo n'a que onze ans et empêtrée dans son chagrin et sa culpabilité, se coupe des autres, y compris sa mère à qui elle reproche ses fréquentes absences (celle-ci cherche un travail pour faire vivre sa famille).

Dans un style d'animation traditionnel en 2D techniquement parfait, Okiura ballade son héroïne entre ruelles et champs mais "l'enferme" souvent chez elle, avec ses amis invisibles (pour les autres). Les magnifiques paysages bucoliques de l'île de Shio ne réussissent pas à ouvrir Momo aux autres. C'est en découvrant la véritable raison de la venue des yokai que Momo va reprendre espoir mais c'est quand sa mère tombe malade qu'elle arrive finalement à rouvrir son cœur et faire son deuil.

Son cheminement se fait en douceur, le réalisateur portant sur elle un regard très bienveillant. Momo la tourmentée s'apaise, se réconcilie avec elle-même et les autres.

L'ultime rebondissement du film est à mon avis bien inutile tant le cheminement psychologique de Momo est achevé, mais fait plaisir aux cœurs tendres. On pardonnera donc au réalisateur cette petite facilité pour garder en mémoire cette petite tranche de vie si subtile et réussie.

Momo voudrait répondre à son père...

Momo voudrait répondre à son père...

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Published by enviedasie - dans Cinéma Japon
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