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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 20:26
Pause manga : L'île d'Hozuki de Kei SanbePause manga : L'île d'Hozuki de Kei Sanbe

Une bonne surprise pour ce manga très court en 4 tomes : il se dévore rapidement car le suspense y est très bien mené.

Contrairement à ce que les couvertures plutôt racoleuses pourraient faire croire, l'histoire est concentrée sur un groupe d'enfants qui, sur une île quasi déserte, vivent dans une école un peu étrange. Les nouveaux pensionnaires, le frère et la soeur Kokoro et Yume (ce qui signifie Coeur et Rêve en français) sont vite mis au parfum par leurs camarades qui se méfient grandement des adultes. En effet, un mystère pèse sur l'école et même un fantôme rode dans ses couloirs.

Plus qu'un manga d'horreur, cette série est une enquête quasi policière où les héros sont, pour une fois, des enfants. C'est donc par leur prisme que la réalité va se dévoiler peu à peu... et qu'on va essayer de percer le mystère. Et on le sait, les enfants ont parfois une grande imagination...

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 19:02

Kanae gère avec sa tante les bains publics que tenait autrefois son père, après la disparition étrange de son mari au cours d'un voyage avec le syndicat des bains. Elle ne possède aucun indice lui permettant de savoir s'il a disparu volontairement ou accidentellement. Les gens des alentours racontent diverses histoires qui expliquerait cette disparition, et notamment qu'il serait parti du fait du caractère fort de la jeune femme.

Pour aider Kanae à tenir le Bain de la lune, le syndicat envoie Hori, un jeune homme étrange et discret.

À la suite de la disparition d'une enfant, une blessure secrète de Kanae remonte à la surface. Elle l'ignore, mais l'événement qui a changé sa vie a également marqué une personne qu'elle a oublié...

(source Wikipédia)

Pause manga : Undercurrent de Toyoda Tetsuya

Undercurrent ne ressemble à aucun autre manga que j'ai lu. L'histoire très originale met en scène une jeune femme, un peu masculine, qu'on présente comme "forte". Pourtant elle est en réalité bien désemparée d'abord devant la disparition de son époux mais aussi par rapport à des rêves macabres qu'elle fait de manière récurrente.

Si un détective privé va l'aider à résoudre le mystère de la disparition de son mari, c'est un évênement extérieur qui va lui rappeler un traumatisme passé. Finalement, Kanae se dit faible mais se révèlera plus forte qu'elle ne le pense.

Si les personnages principaux sont en souffrance et du genre silencieux, les personnages secondaires aux aussi bien campés sont plus amusants ou éxuberants. Cela permet de donner un souffle moins triste à cette histoire, qui finalement ne terminera pas si mal. Les dessins sont agréables, les traits des personnages sont assez précis pour pouvoir les distinguer du premier coup d'oeil. Bref, Undercurrent est un manga à découvrir !

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 16:49
Pause manga : Mabui, petites tranches de vie à Okinawa par Susumu Higa

Après Soldats de sable (sélection officielle Angoulême en 2012, Sélection Prix de l’ACBD 2012), dont les histoires se déroulaient principalement pendant la guerre du Pacifique, Susumu Higa s’attaque avec Mabui à la question des bases militaires américaines  installées à Okinawa, un problème malheureusement toujours d’actualité. En effet, 75% des bases américaines installées au Japon se trouvent à Okinawa et occupent 20% des terres de l'île principale. Il y a d'ailleurs régulièrement des manifestations d'habitants pour réclamer le retrait des troupes américaines de l'Archipel (par exemple en 2009, 2010, 2012).

 

Si la cohabitation est difficile, elle n'est toutefois pas impossible voire même enrichissante. C'est ce qu'Higa, originaire d'Okinawa, veut démontrer en mettant en scène plusieurs personnages dans différentes histoires. Si le fil rouge du recueil est le mabui, l'âme en dialecte local,  chaque personnage est différent et en lien plus ou moins proche avec les bases américaines. On suit donc plusieurs types de personnages : des paysans, une jeune fille qui revient sur l'archipel, une jeune femme travaillant sur une base américaine, etc. Tous ces personnages sont autant de points de vue pour aborder la question de l'occupation des terres.

 

Higa ne prend pas parti, il raconte et montre tous les aspects négatifs mais aussi positifs de la cohabitation. Les personnages sont touchants et certaines histoires poignantes. Ce manga est donc une petite pépite qui permet de découvrir Okinawa par un autre aspect que le tourisme.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 20:22

Sora vit dans l’ombre de sa grande sœur qui a tout pour plaire : elle est jolie, intelligente et réussit tout ce qu’elle entreprend. La cadette ne supporte plus cette comparaison permanente entre elles, très souvent à son désavantage.

Elle se met ainsi à la détester au point de ne plus vouloir lui adresser la parole. Elle s’inscrit même dans un lycée à plus d’une heure de chez elle où personne ne connaît sa sœur. Là, elle se fait rapidement de nouvelles amies.

Bien que peu douée en sport, Sora s’inscrit au club de volley. Un soir, ayant oublié son téléphone dans le club, elle découvre le terrifiant capitaine de l’équipe des garçons, Kataoka, avec une larme coulant sur la joue.

Elle doit lui promettre de n’avoir rien vu et une curieuse relation naît alors entre eux. Cependant, elle ignore encore que l’ombre de sa sœur plane à nouveau sur elle... Elle ignore aussi que Kataoka et elle ont un point commun.

Critique de "Is this feeling love ?" un manga de Saki Aikawa

Cette histoire en deux tomes met en scène deux protagonistes qui s'efforcent de vivre pleinement leur vie, qui jusqu'ici était dans l'ombre.

L'auteur montre avec justesse la difficulté de cadets à vivre dans l'ombre de leurs aînés mais aussi la souffrance des aînés de voir leurs jeunes frères/sœurs s'éloigner d'eux. En effet, enfermée dans sa souffrance, Sora ne voit pas que sa sœur Sakura est seule et jalousée. Au lieu d'être un soutien, elle la rejette et s'enferme dans sa souffrance jusqu'à ce qu'elle change de lycée.

Seul Kataoka arrivera à lui faire reprendre confiance en elle et à s'aimer. Enfin libre d'être elle-même, elle pourra enfin pardonner à sa sœur, qui n'avait pourtant commis aucun crime.

Par un twist scénaristique (habituel dans un manga), Sora va de nouveau se retrouver confrontée à sa sœur. Va-t-elle enfin "l'emporter" sur elle et pouvoir être heureuse ?

Critique de "Is this feeling love ?" un manga de Saki Aikawa

Le dessin de ce shojo est très classique mais les traits des personnages sont fins. L'histoire sort un peu de l'ordinaire car elle met des fratries en scène avec une certaine finesse psychologique.

Bref, j'ai bien aimé ce petit manga, que je conseille à tous les enfants dès l'âge de 11 ans.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 22:46

sacree_mamie_01.jpgUne sacrée mamie est une série manga de 11 volumes, tirée d’un roman de Shimada Yoshichi vendu à plus de 4 millions d’exemplaires. L'auteur y raconte ses souvenirs d'enfance et quelques bonus des tomes nous montrent d'ailleurs des photos du village et de ses amis.

 

L'histoire commence par l'arrivée du jeune Akihiro au village (nous sommes dans les années 55 et suivantes). Originaire d'Hiroshima, sa mère, très pauvre, se voit obligée de le confier à sa grand-mère qui vit à la campagne. Si la première rencontre est un peu rude et la séparation avec la famille difficile, petit-fils et mamie vont vite bien s'entendre.

 

Mais les temps sont durs pour la grand-mère aussi, elle vit dans le plus grand dénuement. Pourtant, elle prend la vie du bon côté et déborde d'astuces pour gagner quelques sous et manger gratuitement. Akihiro va peu à peu s'habituer à sa nouvelle vie, sa nouvelle école et se faire des amis.

 

Chaque chapitre raconte une petite histoire qui le met en scène dans sa vie quotidienne. Parfois amusantes, souvent touchantes, ces histoires mettent aussi en relief la personnalité de la grand-mère qui distille avec subtilité de petites leçons de morale et de vie à son petit-fils. Pleine de courage et de vie, elle est aussi protectrice envers lui. Le personnage du jeune garçon est aussi amusant et attendrissant et on se prend vite d'affection pour ce duo, dessinés avec des traits expressifs (signés Ishikawa Saburo).

 

Chronique douce amère, témoignage d'un monde solidaire, leçons de vie universelles... ce manga a tout bon et devrait plaire aux jeunes et aux moins jeunes (et oui, ma mère qui a plus de 60 ans a bien aimé !).

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:34

Enorme évêvement lié à la bande dessinée en France, le 40e Festival international de la BD d'Angoulême ouvrira ses portes dans quatre jours.

 

albator.jpg

 

A cette occasion, Leiji Matsumoto viendra fêter en France ses 60 ans de carrière ! Si peu de ses oeuvres ont été traduites en français, l'univers du maître est familier à un grand nombre d'entre nous car son manga Capitaine Albator, a été adapté en dessin animé et diffusé en France dès les années 80.

Plus récemment Leiji Matsumoto a collaboré avec le groupe electro Daft punk sur le film d'animation Interstella 5555. Expert en genre science fiction, vous pouvez vous procurer dans les bonnes librairies ou en bibliothèques les titres Galaxy express 999 et L'anneau des Nibelungen.

 

kang-full.jpg

 

Tout aussi intéressant cette année, les artistes coréens sont mis à l'honneur. C'est grâce au festival qu'il y a dix ans leur travail avait été découvert.

Je vous laisse le soin de découvrir la liste des auteurs reçus sur le site mais pour ma part, j'aurais aimé rencontré Kang Full dont j'apprécie beaucoup le travail (je vous le présenterai un jour) et Kim Dong-Hwa dont les histoires de bicyclette rouge m'ont ravi...

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 00:00

Un homme rare car très occupé, un artiste de grand talent, un des meilleurs mangaka au monde interviewé par CNN. Vous pouvez aussi lire l'article qui lui est consacré ici.

 

Alors oui, c'est en anglais, mais on peut faire un petit effort pour mieux comprendre le travail de l'auteur de Slam Dunk, Real, et Vagabond, non ?

 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 21:50

 

 

Je viens de lire les quatre premiers tomes de cette série parue dans la collection Seinen chez Kazé.

 

Comme le titre l'indique, le sujet du manga n'est pas très gai puisque les héros de l'histoire sont tous suicidaires.

Le personnage principal Sei, se réveille après une tentative de suicide sur une île apparemment déserte. Lui et d'autres jeunes ont été déposés ici par le gouvernement japonais qui ne veut plus assumer le coût de leurs vies, d'autant plus qu'ils cherchent à la quitter de façon répétée.

Désormais, ils devront donc habiter sur l'île, sans aide, sans régles, avec l'interdiction d'en échapper.

 

Bien sûr, devant cette situation extrême, chacun va réagir différemment. Beaucoup choisissent de se tuer ; d'autres se vautrent dans la luxure ou/et la violence. Enfin, certains vont résister à leurs démons et chercher à survivre. Le groupe de Sei va vite s'organiser, chercher de la nourriture, de l'eau, des abris. Le lecteur et les protagonistes se heurtent donc rapidement au paradoxe suivant : des suicidaires qui se battent pour... vivre. 

Dans le second tome, Sei va partir seul dans la montagne et devenir chasseur. Surtout, il va réfléchir sur lui-même, ses motivations, ce qu'est la vie, sur ce que la société est et comment elle nous transforme. C'est d'ailleurs là la grande force de ce manga, il nous questionne sur notre place dans la société et la nature, sur ce qui nous pousse à vivre. Sei et ses compagnons vont s'interroger et chacun va répondre à sa  manière à la question : je survis dans quel but  ? De plus, vont-ils accepter ce que le gouvernement leur fait subir ou se révolter ? On découvre au fur et à mesure des tomes leurs questionnements et leurs réponses.

 

  suicide island2 suicide-island-3-kaze suicide island4

 

Balayons enfin la question graphique qui n'est pas la plus alléchante qui soit. Le trait de Kouji Mori est plutôt particulier du point de vue des personnages dont les visages sont assez laids et inexpressifs. Côté décors, ce n'est pas très fouillé non plus sauf lorsqu'il s'agit de montrer la laideur la mort ou les beautés de la nature. Car ce manga comme d'autres dans le genre (je pense à Survivant) montre la nature dans toute sa réalité : belle mais aussi parfois cruelle.

 

Malgré le dessin assez quelconque voire moche, je recommande quand même la lecture de cette série car elle fait réfléchir ! Manger pour vivre ; être reconnaissant envers ceux qui donnent leur vie pour que nous gardions la notre ; quelle morale, quelles règles font preuve que nous ne sommes pas des animaux ; quelle est notre place dans la Nature... plein de sujets qui ne nous traversent pas souvent l'esprit. C'est bien dommage ! Plongez-vous donc dans ce manga et retrouvez vous finalement face à vous-même ! Il est important à mon sens de se demander si ce qu'on fait est bon et si nos motivations sont les meilleures... ou si nous devons accepter ce que la société nous impose.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 22:11

petite-geisha.jpgLes éditions Soleil ont sorti il y a peu un nouveau titre Petite Geisha, tome 1 : l'okiya des mystères paru dans la collection Blackberry. Cette collection destinée aux jeunes filles met en scène des héroïnes féminines qui essayent d'accomplir leur destin malgré les difficultés.

 

Petite geisha nous emmène donc au Japon sur les traces d'Isako vendue à une okiya (maison de geisha) par son père couturier (de kimonos). Là, elle devra accomplir les tâches ménagères et servir les geishas tout en subissant  brimades et  humilations.

Bientôt, elle découvrira des choses sur l'histoire de sa famille (la rencontre de ses parents, le destin de ses soeurs ainées) et connaîtra la douloureuse expérience d'être trahie par son amie quand elle sera choisie à sa place pour suivre l'entraînement de maiko (apprentie geisha).

 

Tout cela rappelle bien sûr les autres histoires sur le sujet, le scénario n'étant pas très original même si on prend en compte le rôle de la soeur d'Isako et les quelques "mystères" qui apparaissent à la fin du tome. Les ficelles se voient rapidement pour le lecteur aguerri.

 

Côté dessin, même constat, le style de la collection variant peu : découpages simples, beaucoup de couleurs vives, contours noirs et héroïnes mignonnes au caractère affuté.

 

Bref, si ce premier tome est plaisant et habilement produit, il ne révolutionne pas le genre mais conviendra sans doute au public ciblé. Quelques pistes dans l'histoire sont intéressantes et il faudra sans doute attendre la suite pour voir si le scénario gagne en originalité.

 

Pour lire quelques planches, c'est !

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 23:00

Voilà bien longtemps que je n'ai pas chroniqué des manga sur ce blog ! Pourtant j'en lis régulièrement... Petite séance de rattrapage avec 4 critiques d'un coup !

 

 

tokyolandTokyoland : les aventures d'un français au Japon de Benjamin Reiss (12 bis)

Cette bande dessinée en noir, blanc et vert-gris (oui, il y a des couleurs comme ça) est racontée sous forme de flash-back. Le héros en 2046 se souvient de son séjour à Tokyo et nous narre ses "aventures". Je mets des guillemets car en guise d'aventure, ce sont plutôt ses recherches d'appartement et de travail qui sont rapportées. Le narrateur évolue dans le monde des expatriés français du Japon et il ne faut donc pas compter sur ce livre pour en apprendre beaucoup sur la vie du japonais moyen. Si on ajoute à cela un dessin classique avec des personnages aux traits caricaturaux, on ne trouve pas beaucoup de raisons d'ouvrir ce livre hormis quelques courtes pages évoquant le travail chez des mangaka.

 

 

 

chuc suc khoeChuc Suc Khoe : carnet d'Asie de Benoît Guillaume (Cambourakis)

Ce livre oscille entre BD et carnet de voyage, dont il a d'ailleurs la forme (format à l'italienne). En guise d'Asie, il faudra se contenter du Vietnam, Cambodge (enfin Siem Reap et Angkor) et du Laos. L'auteur accompagné de sa compagne part en routard ce qui lui permet d'aller loin des entiers battus et de pouvoir rencontrer et échanger plus facilement avec les populations. Côté textes, le livre est un mélange d'observations (paysages, flore...), de discussions avec les autochtones ou d'autres étrangers, d'émotions et on le termine avec le même sentiment que l'auteur (on en sait plus mais pas vraiment assez). Côté illustrations, il y a alternance entre les pleines pages contemplatives représentant des paysages ou scènes de rue ou d'intérieur et des pages de BD où l'action et le voyage avance. Je ne peux pas dire que le dessin m'ait beaucoup plus car c'était soit trop chargé soit trop brouillon (pas un trait droit, pas un visage vraiment reconnaissable) mais ce type d'image convient assez au livre (en voir ici).

 

 

 

Formose.jpgFormose de Li-Chin Lin (Ca et là)

L'auteur taïwanaise raconte son enfance et son adolescence sur l'île. De sa prime jeunesse où elle croyait tout ce qu'on lui enseignait et voulait parler mandarin parfaitement, à la rebellion devenue jeune adulte, on suit son parcours en détails. Mais ce n'est pas ce qui m'a intéressé le plus, car celui-ci n'est pas très original (beaucoup d'enfants sont conformistes et s'éveillent à la réalité du monde à l'adolescence). C'est le côté informatif sur la vie et les populations de Taïwan qui m'a le plus plu. Pour qui ne connaît pas l'histoire du pays, le manga fait en effet office d'introduction car le livre est très bavard. C'est d'ailleurs aussi son principal défaut. La voix de  la narratrice est toujours présente et les dessins (en noir et blanc) sont parfois (souvent) inutiles par rapport à ses propos. Ils ont donc peu de force et s'oublient rapidement, dommage ! Interview de l'auteure .

 

 

 

hokusai.jpgHokusai de Shôtarô Ishi no Mori (Kana)

Un manga assez ancien, dans un style de dessin certes un peu dépassé, enfin édité chez Kana. Il conte la vie du célèbre peintre d'estampes Katsushika Hokusai à qui on doit d'ailleurs l'utilisation massive du mot "manga". Gros point fort du livre : la vie du peintre n'est pas décrite de façon linéaire mais par une habile série d'allers-retours dans le temps. En réalité, l'auteur s'attarde peu sur l'oeuvre du peintre mais tente de décrire ses réflexions à propos du dessin et sa quête pour devenir un "vrai" artiste. On n'apprend donc peu de choses hormis qu'il démenageait et changeait de nom souvent, peignait avec frénésie (et voyageait pour cela), couchait avec toutes les femmes qu'il pouvait (scènes explicites dans le livre) ; on ne sait pas grand chose de sa vie familiale sauf sur son premier mariage (il n'est pas clairement dit pourquoi sa fille vit avec lui à la fin de sa vie et avec qui il l'a eu, on ne parle pas non plus de ses relations avec ses disciples). Bref, c'est un peu dommage (là encore) car pour qui ne connait pas les oeuvres de cet immense artiste, l'ouvrage paraîtra sans doute peu compréhensible, et pour qui les connaît, on referme le manga sans en savoir vraiment plus.

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