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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:13

Ce maître, Gérard Pilet, enseigne dans ma région et explique très clairement certains concepts bouddhistes zen dans cette émission diffusée les dimanches sur France 2.

Il est rassurant d'entendre que tout le monde (croyant ou laïc) peut essayer avec peu de moyens (mais beaucoup de compassion) de devenir un bodhisattva c'est à dire un homme de bien, qui aide son prochain et donc la société dans laquelle il vit.

A ce propos je vous conseille de lire Plaidoyer pour l'altruisme de Mathieu Ricard, un ouvrage très documenté qui va dans le même sens que le discours de Gérard Pilet (et qui me passionne en ce moment).

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 00:00

journal-d-un-apprenti-moine-zen.jpgEnvie d'en apprendre un peu plus sur le zen sans vous fader un livre documentaire ? Sautez sur le Journal d'un apprenti moine zen écrit par Sato Giei, entré au Monastère du Tofuku-ji (Kyoto) en 1939.

 

Voici un ouvrage qui se lit très facilement car d'une part les chapitres sont courts et d'autre part, ils sont illustrés par des aquarelles de l'auteur mettant en scène les moines dans leur vie quotidienne.

 

Dans la première partie, l'auteur présente l'entrée au monastère et les différentes étapes avant de devenir novice.

Puis il détaille l'emploi du temps des moines (journées, mois) avant d'insister sur le côté religieux dans la partie intitulée Rencontres avec le Maître. Enfin dans le dernier quart du livre, c'est le calendrier annuel qui est expliqué au lecteur.

 

Sato Giei entre vraiment dans les détails pratiques : logement, vêtements, repas, travail, tâches quotidiennes, prières,  organisation du monastère et des enseignements, fêtes, contacts avec l'extérieur... sur ce plan là on apprend vraiment tout.

 

Malheureusement, il n'insiste pas beaucoup sur le côté spirituel. Les koans sont à peine abordées, tout comme la philosophie bouddhiste. Sans doute parce qu'être bouddhiste ça ne s'apprend pas mais ca se vit...

 

Il conclut néanmoins par ces mots :

 

Le bouddhisme zen, entend-on dire souvent, prend les gens à rebrousse-poil et s'ingénie à combattre l'opinion commune : il dira noir si vous pensez blanc, et absent pour présent. Mais l'homme de la rue se trompe s'il voit dans l'adepte du zen un homme qui regarde les choses de haut et s'abrite derrière un écran de fumée pour discuter des pointes d'épingles et embobiner les autres. Celui qui veut témoigner de l'essence du zen dans sa vie de tous les jours ne doit pas se laisser lier par les règles et les préceptes. Il s'attache à déployer sa nature d'homme. Il vit en conformité avec ce qu'il est mais sans être en contradiction avec la Loi bouddhiste, de sorte qu'il apparait comme quelqu'un d'ouvert, d'accueillant et de chaleureux pour ceux qui l'approchent. Telle est l'image que l'on peut se faire de l'être accompli en zen.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 23:08

Voilà un petit livre dont le contenu m'a enthousiasmé à tel point que je l'ai lu d'une traite. Paru dans la collection Petite philosophie du voyage publiée aux éditions Transboréal, l'ouvrage propose une véritable réflexion autour des arts martiaux mais voit en réalité bien plus large.

 

 Arnaud Cousergue, dont vous pouvez retrouver ses réflexions sur son blog, est un expert en la matière puisqu'il a pratiqué le judo est le jujutsu et maintenant maître ninjutsu. Il se rend tous les ans au Japon pour se perfectionner dans son art.

 

Le terme "art martial" est justement analysé dès le début du livre et on apprend assez vite qu'il est impropre. L'auteur nous aide à y voir clair avant de rapidement différencier sport martiaux et ceux de survie (budô). Le sport est destiné à la victoire alors que le budô n'a pour seul but que la survie. C'est sur cette différence fondamentale que l'auteur insiste tout au long du livre car c'est en fonction d'un objectif qu'un individu s'entraîne. Pour progresser, il a besoin d'un maître, en qui il doit avoir une confiance absolu et de qui il doit recevoir des ordres qui ne doivent pas être discutés. Le terme de maître est lui aussi explicité tant la notion orientale diffère de la notre. Le maître sait ce qui est bon pour vous et vous permet d'évoluer au bon rythme tant du point de vue physique que mental.

 

C'est d'ailleurs sur le côté mental et philosophique que l'auteur s'attarde dans la deuxième partie du livre car le budo n'est pas un sport mais bel et bien un chemin de vie (budo signifie la Voie). Et c'est par l'entraînement, par le geste, qu'on progresse sur cette voie. Arnaud Cousergue nous explique son parcours, les étapes de l'entraînement, les compétences à acquérir pour que le mouvement s'imprègne dans le corps et l'esprit.

 

Le livre fait à peine 90 pages mais le contenu est tellement intense et riche que je peine à vous le résumer. Je ne peux donc que vous conseiller de le lire car il s'adresse à tous ceux qui pratiquent ou non un sport, réfléchissent au sens de la vie, se remettent en question. N'est-ce pas votre cas ?

 

esprit geste

 

L'art martial vous transforme en profondeur ; même si vos motivations initiales sont opaques, le résultat lui est toujours vrai puisqu'il va construire votre personnalité. (p.29)

 

Le budo ne se limite pas à un système de techniques guerrières, mais nous offre un moyen d'approcher la vérité par le biais de mises en situation à caractère guerrier. (p.82)

 

L'art martial est un concentré de techniques ne visant à l'origine que la destruction de l'autre. Le vrai budô vise à la construction de soi. (...) Celui qui y parvient connaît un intense bonheur. (p.89)

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