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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 18:47

Bundi est une charmante petite ville indienne au cœur du Rajasthan, surplombée par un château, qui bien que tombant en décrépitude regorge de petites pépites : des peintures murales d'une grande finesse et en grand nombre. Il est fort à parier de les générations futures ne pourront admirer les nombreuses miniatures rehaussées d'or qui recouvrent murs, plafonds et alcôves car malheureusement singes et chauves souris ont fait de ce palais leur demeure...

Vue sur la ville

Vue sur la ville

Le reste de la ville, bleue comme Jodhpur...

Le reste de la ville, bleue comme Jodhpur...

Vue sur le Palais (extérieur)

Vue sur le Palais (extérieur)

Bundi, la perle cachée du Rajasthan (Inde)
La plus belle salle du palais

La plus belle salle du palais

Le plafond aux éléphants

Le plafond aux éléphants

Bundi, la perle cachée du Rajasthan (Inde)
Salle très belle mais déjà très abimée

Salle très belle mais déjà très abimée

Bundi, la perle cachée du Rajasthan (Inde)
Bundi, la perle cachée du Rajasthan (Inde)
Bundi, la perle cachée du Rajasthan (Inde)
Bundi, la perle cachée du Rajasthan (Inde)

Si vous avez envie d'en voir plus, je vous conseille ce très beau livre de photos :

Bundi, la perle cachée du Rajasthan (Inde)
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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 21:45

Pas de Bollywood pour ce film de Ritesh Batra mais une coproduction internationale dont l'action se déroule à Mumbai (Bombay). Cette comédie romantique réchauffe le cœur mais en dit aussi beaucoup sur la société indienne.

Critique de The lunch box, un film indien sans la sauce Bollywood

Chaque jour à Mumbai, près de 200 000 gamelles (dabba) préparées à la maison sont livrées par les dabbawallahs sur leur lieu de travail aux employés de bureau.

Ila Singh (Nimrat Kaur), une jeune mère de famille hindoue délaissée par son mari, se met en quatre pour tenter de le reconquérir en lui préparant un savoureux déjeuner. Elle confie ensuite sa lunchbox au service de livraison. Le soir, Ila attend de son mari des compliments qui ne viennent pas. Elle comprend vite que son mari n'a pas mangé SON repas... mais l'a donc dégusté ? Poussée par la curiosité, elle prépare le lendemain un autre panier repas dans lequel elle glisse un petit mot.

En réalité, la lunchbox a été remise accidentellement à Saajan Fernandes (Irfan Khan), un employé scrupuleux, solitaire (car veuf et sans enfants) et chrétien. Celui-ci très étonné par la qualité de sa gamelle l'a dévorée avec volupté. Découvrant le pot aux roses le lendemain, il répond au mot d'Ila.

Celle-ci continue à confectionner des repas pour Saajan qui attend avec de plus en plus d'impatience les déjeuners cuisinés par cette femme mystérieuse. Se confiant de plus en plus au fil des lettres, ils échafaudent une liaison mais progressivement cette vie fantasmée menace d'empiéter sur leur vie réelle.

En effet, Ila souhaite rencontrer Saajan... mais celui-ci a vingt ans de plus qu'elle. L'heure de faire des choix est arrivée.

Critique de The lunch box, un film indien sans la sauce Bollywood

Ce film montre la rencontre de deux personnes qui ne se seraient jamais croisées car elles vivent dans deux quartiers très éloignés et sont de religions différentes. A suivre les livreurs de boites-repas on se rend compte que Mumbai est une ville immense mais le système de livraison est très fiable. Il ne disfonctionne qu'une fois sur 1 million. Cette rarissime erreur permet à deux personnes seules de se rencontrer.

Saajan est veuf, peu sociable, désagréable même avec les enfants. Pour lui tous les jours se ressemblent mais on lui propose une retraite anticipée alors que sa principale occupation est de travailler. Lorsqu'on lui présente son remplaçant qu'il doit former, il résiste mais celui-ci, très sociable et souriant, arrivera à le dérider (ce personnage apporte beaucoup d'humour au film mais est aussi très émouvant). Il faut dire qu'il est orphelin et Saajan prend vite une figure paternelle pour lui, à tel point qu'il lui demandera d'assister à son mariage.

Critique de The lunch box, un film indien sans la sauce Bollywood

Ila est plus entourée : son mari (absent et volage), sa fille, son père qui se meurt d'un cancer des poumons et sa mère. Il y a aussi sa voisine du dessus qu'elle appelle "auntie" et avec qui elle cuisine. Pourtant, elle ne peut confier ses profondes pensées à sa famille élargie lorsqu'elle a la confirmation que son mari la trompe.

C'est Saajan qui devient donc naturellement son confident et son soutien. En effet, elle songe à divorcer et refaire sa vie dans un pays où les femmes restent traditionnellement auprès de leur mari. Ni sa mère, ni sa "tante" n'ont pu faire cette démarche malgré leurs mariages vacillants. Cela nécessite beaucoup de courage.

Ce courage, Saajan aussi va devoir le trouver en lui car même si sa vie est fade est monotone, elle est aussi rassurante. L'évolution psychologique du personnage est la plus intéressante. En homme pragmatique, Saajan prendra une décision qu'il regrettera rapidement. Trouvera-t-il le courage de changer pour de bon et de chercher le bonheur ?

Ce film est un petit bijou. J'ai aimé tous les personnages, le côté réaliste et "tranche de vie" qui sort des clichés habituels sur l'Inde, le courage et la détermination d'Ila, l'évolution de Saajan...

La réalisation est intelligente et les acteurs sont tous très bons. Que demander de plus ? Qu'il sorte vite en DVD !

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 22:21

inde-365.gif  japon-365.gif  chine-365.gif

 

Les excellentes éditions Chêne publient depuis quelques années une collection intitulée 365 us et coutumes dont le principe est simple : 1 page, 1 tradition dans une petit format joliment illustré

 

Après avoir lu le volume consacré au Japon (où je n'ai pas appris grand chose vu que j'avais bien potassé le sujet avant), je me suis lançé dans celui consacré à l'Inde, pays où je me suis aussi rendu mais où il est plus difficile d'appréhender la culture (de par sa taille et grande diversité de religions, entre autres raisons).

 

Le livre est divisé en plusieurs rubriques : vie quotidienne, famille et éducation, religions et croyances, fêtes et jours d'exception et la table et la cuisine. Si certaines informations sont plus anecdotiques que d'autres, le livre aborde toutefois une grande variété de sujets et devient donc un complément indispensable au guide de voyage traditionnel.

 

Vous apprendrez entre autres...

  • le nom de la personne qui a défini le nombre 0
  • comment compter à l'indienne et savoir où se trouvent les toilettes (toujours utile^^)
  • d'où vient le mot kaki
  • quel oiseau est le symbole de l'Inde
  • pourquoi l'Inde du Sud affiche le plus fort taux de suicide parmi les jeunes
  • comment reconnaître un sikh et une femme mariée
  • ce qu'est le kushti
  • pourquoi les jaïns ne mangent ni racines, ni tubercules
  • quelle ville éviter si vous n'aimez pas les rats !

Bref, plein de petites choses qui font partie de la grande mosaïque de cultures indiennes. Ca donne envie d'en savoir plus !

 

Prochain volume à lire : celui consacré à la Chine !

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 22:41

Jodhpur

 

Je viens de mettre en ligne un nouvel album photo dédié à la ville du Rajasthan : Jodhpur. Située en zone quasi désertique (comme le reste de la région), la ville est dominée par un Palais de toute beauté. Entretenu et mis à disposition par le Maharajah actuel, c'est un lieu incourtable à visiter pour qui se trouve dans la région. Quant à la ville elle doit son surnom à la couleur de la peinture utilisée sur les toits des maisons qu'on peut admirer une fois arrivé au Palais.

 

Je vous laisse le soin de découvrir l'album en cliquant sur le lien dans le menu à gauche !

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 14:34

 

 

Les castes sont toujours un sujet épineux en Inde. Le preuve avec le film Aarakshan du réalisateur Jah Prakash sorti le 12 août dernier.

Officiellement depuis plus de 60 ans, tous les citoyens indiens sont égaux en droits. Cependant dans les faits les castes inférieures sont toujours discriminées et mal représentées. Pour pallier à cela, le gouvernement a créé un système dit de "discrimination positive" à l'image de ce qui existe aux Etats-Unis : places dans l'administration et les institutions scolaires réservées aux classes répertoriées par le gouvernement (plus de détails ici).

 

C'est à ce sujet très controversé que le film s'attaque. L’intrigue met en scène un directeur d’université, un étudiant dalit (de la caste des "Intouchables"), qui rêve de devenir enseignant, et un élève issu d’une haute caste. La fille du principal (c'est l'histoire d'amour réglementaire !) doit choisir entre sa passion pour le jeune intouchable et la sécurité que représente l’influent fils de Brahmanes (haute caste).

 

D'après l'AFP, les Etats de l'Uttar Pradesh (état où il y a en majorité des "Intouchables") et du Pendjab, dans le nord de l'Inde, ont repoussé la diffusion prévue vendredi du film après des critiques évoquant des références "choquantes" envers des populations défavorisées.

Dans l'Uttar Pradesh, dirigé par une intouchable, et au Pendjab, des manifestations ont déjà eu lieu contre le film du metteur en scène Prakash Jha, qui a donné à la star Amitabh Bachchan le rôle de proviseur d'une école prestigieuse à qui l'on impose le système des quotas.

Le gouvernement de l'Uttar Pradesh a estimé dans un communiqué que "certains dialogues entre différents personnages pourraient inciter à la violence et aux troubles civils". L'interdiction de diffusion dans cet Etat a été prise pour deux mois tandis que le Pendjab décidera ultérieurement, une fois que le film aura été visionné par un comité gouvernemental.

Du matériel publicitaire annonçant le film a été vandalisé et plus d'une dizaine de militants ont été arrêtés après avoir manifesté devant le domicile du metteur en scène à Bombay, qui bénéfice désormais, comme les acteurs principaux, d'une protection des autorités.

 

La Commission Nationale pour les Castes répertoriées a relevé des dialogues "péjoratifs" et "désobligeants" envers les Dalits, appelant ainsi le Comité de Censure à exiger des modifications de la part du réalisateur. Une association pro-Dalit a même contesté le fait que le rôle de l’Intouchable soit interprété par un acteur au lignage royal (il descend de la famille royale de Bhopal). Le Comité, après visionnage du film, a cependant tenu à défendre le droit d’expression du réalisateur.

 

Celui-ci s'est d'ailleurs exprimé sur le sujet :

Nous savons tous que nous vivons dans une société basée sur le système des castes, nous savons qu’il y a des places réservées à certaines castes (…). Pourquoi ne pas pouvoir en parler librement dans nos films ? Il y a en Inde des gens qui bénéficient de cette politique et il y a ceux qui ratent des opportunités à cause de cette politique. C'est presque une situation de l'Inde contre l'Inde et en montrant ça dans mon film, j'essaie de rapprocher les deux camps, a-t-il dit.

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 23:00

Une bulle sur l'eau vive,

Voilà ta vie qui passe !

Elle brille un instant, puis s'efface

Comme une étoile à l'aube !

 

Kabir, poète et tisserand indien (XVe siècle)

 

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 11:37

Ca sonne comme un  mauvais titre de film d'horreur... mais c'est malheureusement vrai.

 

Je viens de lire un article passionant de Rue89 sur l'usage de l'échographie au Rajasthan (Nord-Ouest de l'Inde). Loin d'être utilisée uniquement comme moyen de contrôle et prévention, elle sert aussi (et surtout ?) à déterminer le sexe de l'enfant.

 

Résultat : des avortements de foetus féminins ; les filles étant toujours vues comme une perte pour la famille plutôt qu'un gain.

Et du coup que se passe -t-il ? Un ratio homme/femme déséquilibré et moins d'épouses pour les célibataires... Cet article me rappelle un autre dont je vous avais parlé . Comme quoi, les mentalités évoluent toujours lentement...

 

Photo : procession de mariage à Jaisalmer (Rajasthan) ©enviedasie

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